La Complutense refuse l'accès aux notes d'Ayuso malgré la reconnaissance de l'"intérêt général"

L'université conclut que doit prévaloir la protection des données personnelles de la présidente madrilène. La décision peut être contestée devant le Conseil de Transparence de la Communauté de Madrid.

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EuropaPress 7693944 presidenta comunidad madrid isabel diaz ayuso reunion extraordinaria

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L'Université Complutense de Madrid (UCM) a refusé de fournir les matières et les notes obtenues par la présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, durant ses études universitaires. L'institution admet qu'il existe un “intérêt général” à vérifier la véracité des données académiques que la dirigeante a rendues publiques, mais considère que cet intérêt ne justifie pas de remettre ses notes à un tiers.

La résolution répond à une demande d'accès à l'information présentée par Newtral.es en février 2023, après que la Faculté des Sciences de l'Information ait nommé Ayuso “alumni illustre”.

Le média a demandé à connaître les matières suivies et les notes obtenues durant la Licence en Journalisme et le Master en Communication Politique et Protocole. L'UCM a conclu que la protection des données personnelles d'Ayuso doit prévaloir sur l'intérêt public invoqué dans la demande.

La Complutense reconnaît l'intérêt public

L'université fait une distinction dans sa résolution entre le Certificat Académique Personnel et les données qu'il contient. Concernant le premier, elle soutient qu'il s'agit d'un document qui ne peut être demandé que par l'étudiante elle-même.

L'UCM analyse également s'il serait possible de fournir séparément la liste des matières et des notes. À ce stade, elle reconnaît que l'information demandée n'appartient pas aux catégories de données particulièrement protégées et que la condition de présidente autonome d'Ayuso lui confère une évidente pertinence publique.

L'université perçoit un intérêt général à vérifier si l'information académique divulguée par la dirigeante elle-même est correcte. Cependant, elle limite cet intérêt aux données qu'Ayuso a déjà décidé de rendre publiques et ne l'étend pas à ses notes.

Parmi ses arguments, la Complutense souligne qu'il n'existe pas d'obligation légale de publier les notes, que celles-ci n'ont pas été divulguées volontairement et que le dossier académique ne constitue pas une exigence pour accéder à la Présidence de la Communauté de Madrid.

Après avoir pesé le droit d'accès à l'information et le droit à la protection des données personnelles, l'institution académique a choisi de refuser la demande.

Ayuso s'est opposée à remettre les notes

La résolution intègre les allégations formulées par la présidente madrilène durant la procédure. Ayuso a défendu que l'information concernant son diplôme est déjà disponible sur le Portail de Transparence de la Communauté de Madrid.

Il a également soutenu que ses notes n'ont aucun rapport avec le fonctionnement du Gouvernement régional, la prestation de services publics ou la gestion des fonds publics. Selon ses allégations, l'accès au dossier appartient exclusivement à son titulaire car il s'agit d'informations personnelles.

La demande présentée par Newtral n'incluait pas d'autres documents du dossier administratif d'Ayuso en tant qu'étudiante, mais uniquement les matières suivies et les notes obtenues dans les deux formations mentionnées.

Une procédure initiée il y a trois ans

La demande a été présentée initialement à la Communauté de Madrid, qui a refusé l'accès en arguant qu'il s'agissait d'informations personnelles et que le dossier académique n'était pas nécessaire pour exercer le poste de présidente autonome.

Newtral a fait appel devant le Conseil de Transparence et de Participation de la Communauté de Madrid. En septembre 2023, cet organisme a partiellement estimé la réclamation et a déterminé que l'information n'était pas en possession de l'Exécutif régional, mais de l'Université Complutense.

Le Conseil n'a pas ordonné la publication directe des notes. Sa résolution a établi que la Communauté de Madrid devait transférer la demande à l'université pour que ce soit elle qui décide sur le fond de l'affaire.

Le Gouvernement madrilène a contesté cette décision devant le Tribunal Supérieur de Justice de Madrid et a obtenu initialement la suspension provisoire de son exécution. La procédure a continué jusqu'à ce que le tribunal confirme que l'UCM était l'institution compétente pour résoudre la demande, sans se prononcer sur la question de savoir si les notes devaient être remises.

L'université a reçu formellement la demande le 26 juin 2026 et a accordé à Ayuso un délai pour formuler des observations avant de prendre sa décision.

La résolution peut encore être contestée

Le refus de la Complutense ne clôt pas nécessairement la procédure. La résolution elle-même indique que la décision peut être contestée devant le Conseil de Transparence et de Protection des Données de la Communauté de Madrid.

Ce organisme devra évaluer, s'il reçoit une réclamation, si la pondération réalisée par l'université entre l'intérêt public et la vie privée de la présidente madrilène est conforme à la législation sur la transparence et la protection des données.

Par conséquent, le Tribunal supérieur de justice n'a pas obligé à publier le dossier académique d'Ayuso. Le jugement a uniquement établi quelle institution devait répondre à la demande, tandis que la Complutense a décidé maintenant de garder les notes réservées.

Bonjour, je m'appelle Fren. Comment puis-je vous aider ?