Junts soutient le bloc d'investiture et freine la tentative du PP et de Vox de faire tomber la remise de la dette autonome.

Junts rejoint le bloc d'investiture et permet d'avancer la loi qui annule une partie de la dette autonome face aux amendements de PP et Vox.

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Junts s'est aligné ce jeudi avec le bloc d'investiture au Congrès et a rejeté les amendements de totalité enregistrés par le PP et Vox contre le projet de loi qui prévoit l'annulation partielle de la dette des communautés autonomes.

Avec cette décision, la majorité du Plénum de la Chambre Basse a rejeté les propositions des deux partis, qui n'ont recueilli le soutien que du PP, Vox, UPN et de l'ancien député de Vox maintenant intégré dans le Groupe Mixte, Javier Ortega Smith. Ces amendements visaient à rendre l'initiative au Gouvernement en soutenant que la soi-disant annulation de la dette autonome transfère le coût à l'ensemble des contribuables et obéit aux pactes de l'Exécutif avec ses partenaires parlementaires.

Le projet de loi vise à renforcer la durabilité financière et l'autonomie des communautés de régime commun par une réduction de leur endettement, dans le but qu'elles puissent retrouver leur accès ordinaire au financement sur les marchés.

Pour y parvenir, la norme prévoit que l'État assume 83.252 millions d'euros de passif autonome, en particulier celui généré pendant la crise financière. La répartition sera fixée en tenant compte de critères tels que la population ajustée, le volume de dette, ainsi que le financement historique de chaque communauté, bien qu'aucune ne pourra voir son endettement allégé au-delà de 50 % de son solde vivant au 31 décembre 2023.

Le texte crée également un Fonds pour l'amortissement de la dette autonome de marché, destiné aux communautés qui n'accumulent pas suffisamment de dette avec l'État pour bénéficier de l'annulation. En même temps, il introduit des changements dans le Fonds de Financement aux Communautés Autonomes pour le transformer progressivement en un instrument de dernier recours et favoriser le retour progressif des autonomies sur les marchés financiers.

Junts ouvre la porte à la loi mais avertit de changements

Lors du débat, le ministre des Finances, Arcadi España, a défendu que l'État a l'"obligation" de corriger les déséquilibres financiers des communautés autonomes "en absorbant une partie de la dette" et a souligné que l'initiative n'efface pas l'endettement parce que "la dette est assumée par l'État".

Dans la même intervention, il a revendiqué que "l'égalité ne consiste pas à uniformiser notre pays" et a insisté sur le fait que la proposition permettra d'assumer 83.252 millions d'euros de dette autonome.

Junts a expliqué son vote contre les amendements de totalité en comprenant que supprimer le Fonds de Liquidité Autonome (FLA) est "un pas nécessaire" et a avancé que cela permettra au projet de continuer son traitement, bien qu'il ait averti que durant le processus parlementaire il essaiera de corriger "beaucoup des déficits" qu'il apprécie dans le texte.

Le PP, au contraire, a défendu son amendement en considérant que le projet "ne pardonne rien", puisque la dette "restera la même", et a accusé le Gouvernement de recourir à l'argent de tous les Espagnols pour "acheter des volontés" et se maintenir au pouvoir.

Dans des termes similaires, Vox a qualifié l'initiative de "loi de mutualisation de la dette autonome", en comprenant que "la dette ne s'évapore pas", mais "change de poche", et a averti que la mesure envoie le message que "cela ne vaut pas la peine d'être responsable dans la gestion ni de contenir les dépenses".

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