Le PSN de Berriozar a réitéré ce jeudi sa "condamnation catégorique et absolue" à l'agression subie dimanche dernier par un groupe de militaires qui assistaient à la finale de la Coupe du monde de football sur la terrasse d'un bar de la localité, et a rejeté l'"utilisation politique" de ce qui s'est passé.
La porte-parole socialiste dans la municipalité, Arantxa Ríos, a rappelé dans un communiqué que l'assemblée du PSN à Berriozar a exprimé cette condamnation "dès le premier moment, étant en outre la première formation politique de la municipalité à le faire publiquement, car nous comprenons que la violence n'a jamais sa place dans une société démocratique, peu importe qui sont les personnes impliquées".
Selon Ríos, "depuis que les faits sont connus, le PSN de Berriozar s'intéresse au déroulement de l'enquête, maintient le contact tant avec la Police Municipale qu'avec la Mairie et espère que les recherches permettront d'identifier et de traduire en justice les personnes responsables".
Dans ce sens, l'assemblée socialiste a déploré "profondément que l'on cherche à transmettre l'idée que le Parti Socialiste ne condamne pas ce qui s'est passé ou que ces faits soient utilisés pour alimenter une confrontation politique qui n'aide en rien à éclaircir les événements ni à améliorer la coexistence". La porte-parole a défendu que "Berriozar est une municipalité qui travaille depuis des années pour la coexistence, le respect et la cohésion sociale. Cet effort collectif, auquel participent des institutions, des associations, des entités et des habitants, fait partie de l'identité de la municipalité et se reflète quotidiennement dans la vie de ses rues. Un fait aussi grave que celui survenu dimanche dernier ne peut pas ternir ce travail ni servir à stigmatiser Berriozar comme un village conflictuel ou intolérant".
Arantxa Ríos a insisté sur le fait que "la coexistence se construit tous les jours, dans le respect et le dialogue, et c'est précisément pour cela que nous devons être particulièrement responsables lorsque se produit un fait aussi grave que celui-ci". À son avis, "condamner la violence est une obligation démocratique, mais il est également nécessaire d'éviter qu'elle soit utilisée pour diviser la citoyenneté ou pour nuire à l'image d'un village qui est un modèle de coexistence".
D'autre part, le PSN a qualifié de "préoccupant que, à quelques jours de la plénière ordinaire précédant les fêtes -traditionnellement une session caractérisée par le consensus institutionnel et un climat de compréhension entre les groupes municipaux-, il y ait ceux qui prétendent rompre cet esprit par la présentation d'initiatives qui cherchent uniquement à alimenter la confrontation politique autour de ces faits". À cet égard, Ríos a souligné que "les fêtes de Berriozar sont toujours un espace de rencontre, de respect et de coexistence. La responsabilité de tous les représentants publics est de contribuer à préserver ce climat et de ne pas transformer un épisode isolé, aussi grave soit-il, en un outil de confrontation politique".
Enfin, le PSN a réitéré son "engagement envers une coexistence basée sur le respect, la diversité, la condamnation de toute forme de violence et la confiance dans le travail des Corps et Forces de Sécurité pour éclaircir les faits".