CAPSA destinerait environ dix millions jusqu'en 2030 pour impulser le relais générationnel dans l'élevage laitier

CAPSA lance "Territorio Lácteo" et mobilisera dix millions jusqu'en 2030 pour assurer le relais pastoral et l'emploi dans le milieu rural asturien.

3 minutes

fotonoticia 20260806152001 1920

fotonoticia 20260806152001 1920

Ajouter DÉMOCRAT sur Google

Demandez à FREN

Publié

3 minutes

Les plus lus

Le directeur de l'investissement d'impact et de l'innovation ouverte chez Capsa Food (Groupe Central Lechera Asturiana), Rubén Hidalgo, a annoncé ce jeudi la stratégie d'innovation sociale "Territorio Lácteo", développée à travers CAPSA IMPACT, avec laquelle le groupe laitier prévoit de mobiliser environ dix millions d'euros d'ici 2030.

Hidalgo, dans des déclarations à Europa Press avant la présentation officielle de la stratégie au Musée Pueblo de Asturias, dans le cadre de la 69e Foire Internationale des Échantillons des Asturies (Fidma), qui se déroule dans le parc des expositions gijonés "Luis Adaro", a souligné qu'il s'agit d'un effort supplémentaire spécifiquement orienté à faire face au problème du relais générationnel dans le secteur laitier asturien.

Il a indiqué que résoudre le soi-disant horloge générationnelle repose sur trois axes : agir, savoir, vouloir et pouvoir. Dans cette ligne, il a détaillé qu'il s'agit de faciliter aux gens de s'installer dans un village, avec un logement abordable, des services de proximité et, du point de vue financier, des services et des assurances, la capacité d'assumer les coûts que cela implique de gérer une exploitation laitière.

Dans le domaine du vouloir, il a souligné qu'ils cherchent à mettre en place des projets culturels qui transmettent à la jeunesse l'idée que travailler dans le champ est "merveilleux", et que cela se passe de la même manière dans le secteur laitier, où il est possible "de bien gagner sa vie et d'avoir une bonne qualité de vie en travaillant dans le champ".

Concernant l'axe du savoir, il a annoncé qu'ils mettront en place une action de formation structurée en trois étapes. La première année comprendra quatre mois de spécialisation destinés aux techniciens d'élevage.

Par la suite, ils travailleront sur une spécialisation déjà officielle. À ce sujet, il a indiqué qu'avec le Service Public de l'Emploi, ils essaieront de concevoir une carrière professionnelle "solvable" afin que tant les personnes ayant un lien familial avec le secteur que celles venant de l'extérieur et souhaitant s'incorporer à l'activité laitière puissent le faire. Il a précisé que leur objectif est d'atteindre dix participants la première année.

Cette formation s'intègre dans la Paraíso Natural Academy, une nouvelle ligne créée pour répondre à la pénurie de profils qualifiés, faciliter le relais générationnel et ouvrir des opportunités d'emploi et d'ancrage dans les régions rurales.

Depuis Central Lechera Asturiana, il a été signalé, par le biais d'un communiqué de presse, que le diagnostic social territorialisé met en évidence une claire "paradoxe de l'ancrage".

En concret, il est souligné que les personnes interrogées notent le territoire avec un 6,2 sur 7 comme lieu de vie, mais l'évaluation tombe à 5,0 lorsqu'on leur demande les opportunités d'emploi. Il est conclu que la bonne qualité de vie, à elle seule, n'est pas suffisante pour fixer la population.

L'emploi se positionne comme la priorité principale pour 64 pour cent des personnes consultées. Néanmoins, le récit dominant n'est pas tant qu'il manque de travail, mais qu'il y a des postes qui ne sont pas pourvus parce que les conditions d'accès, la qualification requise ou le projet de vie associé ne sont pas suffisamment attractifs.

Le logement apparaît comme un autre goulot d'étranglement structurel : 43 % l'identifient comme un problème et 56 % comme une priorité. Dans la zone centrale des Asturies, cette perception s'élève à 57 %, liée de manière spéciale à la pression touristique.

Le vieillissement, cité par 48 %, confirme que le relais générationnel est l'un des grands défis du territoire laitier : garantir cela exige d'améliorer la rentabilité des exploitations, de moderniser le secteur et de construire un récit capable de transformer le métier d'éleveur en une option professionnelle attractive pour les nouvelles générations.

La stratégie présentée inclut, en outre, la création d'alliances avec des municipalités, des administrations, des entités de financement, des centres de connaissance et du tissu associatif.

Le diagnostic avertit que, bien que la vie communautaire obtienne une note de 5,8 sur 7, 76 % perçoivent peu ou pas de collaboration entre les acteurs du territoire. Renforcer cette coordination est donc considéré comme une condition clé pour que les solutions puissent s'échelonner et se maintenir dans le temps.

Bonjour, je m'appelle Fren. Comment puis-je vous aider ?