Le porte-parole du groupe parlementaire Por Andalucía, Antonio Maíllo, a accusé ce jeudi le PP et Vox de "vouloir instrumentaliser" la Chambre autonome pour amener en plénière le débat sur la crise survenue cet été à Ceuta "en termes de racisme et de xénophobie".
Le également coordinateur fédéral d'Izquierda Unida (IU) a fait ces déclarations dans l'école "Nuestra Señora de Belén" de Pilas (Séville), après que la Junta de Portavoces du Parlement a décidé ce mercredi de laisser hors de l'ordre du jour de la plénière de la semaine prochaine la proposition de loi (PNL) enregistrée par le PP-A et cinq des points d'une autre initiative de Vox relative à la crise à Ceuta, à l'intégrité territoriale et à la souveraineté espagnole sur la ville autonome.
Les porte-parole du PSOE-A, Adelante et Por Andalucía ont voté contre le fait que ces propositions soient débattues, de sorte qu'en vertu de l'article 171 du Règlement de la Chambre, la PNL complète du PP-A ainsi que cinq sections de l'initiative de Vox ont été exclues.
Maíllo a souligné que lors de cette première session plénière de la nouvelle période de sessions, qui commence en septembre au Parlement andalou, "on va parler de Ceuta, mais pas de racisme, de xénophobie ni de non-respect des normes classistes".
Dans ce sens, il a dénoncé que le PP et Vox, "en plus de vouloir instrumentaliser le Parlement d'Andalousie pour parler de sujets qui transcendent notre objet, veulent en parler dans des termes de racisme, de xénophobie, d'exclusion, de 'renvois à chaud' que la norme ne permet pas".
Il a également dénoncé que les deux formations qui soutiennent le gouvernement andalou prétendent "utiliser le Parlement andalou comme ils ont utilisé" la Fédération Espagnole des Municipalités et Provinces (FEMP) "pour l'usage partisan d'une crise qui a de la complexité, qui doit être résolue maintenant".
Dans ce contexte, il a détaillé certaines des "solutions" que propose IU, en commençant par le "respect de la norme de répartition des mineurs solidairement entre les communautés autonomes", et a insisté sur le fait que le PP et Vox "ne peuvent pas refuser" d'appliquer cette répartition, car ils encourraient une "prévarication" devant laquelle IU présenterait "des plaintes au Parquet".
Maíllo a ajouté que, à son avis, le Ministère Public "met trop de temps à ne pas agir d'office face à l'annonce" de l'Exécutif andalou de PP-A et Vox selon laquelle "ils ne veulent pas assumer cette conformité aux normes de répartition des mineurs" migrants non accompagnés, qu'il a décrits comme "la population la plus vulnérable".
De plus, le dirigeant d'IU a défendu "le transfert vers la péninsule des personnes qui ont traversé les frontières et qui se trouvent à Ceuta, pour réduire la tension dans la ville elle-même et pour qu'elles soient traitées avec dignité".
Il a conclu en rappelant que "il y a 10.000 postes vacants dans toute la péninsule pour les accueillir, et pendant que leurs dossiers sont en cours de traitement, qu'ils soient traités avec dignité et en même temps détendre la relation à Ceuta".