La porte-parole d'Izquierda Unida aux Cortes d'Aragon et coordinatrice générale de l'organisation, Marta Abengochea, a annoncé l'enregistrement d'une large batterie de questions parlementaires adressées au Département de l'Éducation. Les initiatives se concentrent à la fois sur les processus de scolarisation qui sont actuellement en cours et sur les ressources humaines qui seront attribuées aux établissements scolaires en vue de la prochaine année scolaire.
Parmi les préoccupations soulevées par Izquierda Unida, le processus de scolarisation hors délai se distingue, ayant commencé la semaine dernière après plusieurs reports. Dans ce contexte, Abengochea a critiqué, lors d'une conférence de presse, le manque de transparence du Département dirigé par la conseillère Carmen Susín pour ne pas avoir publié les postes vacants disponibles, comme cela se faisait lors des exercices précédents, en plus de la fermeture préalable de 17 classes de première du second cycle d'Éducation Infantile avant le début de cette procédure et du lancement de l'année scolaire.
La dirigeante d'IU a également souligné l'existence d'une fracture numérique effective et d'une situation d'impuissance que, selon elle, l'Administration ne traite pas avec des ressources spécifiques d'accompagnement. Elle a également indiqué que le Service Provincial de Zaragoza continue d'avoir une dotation insuffisante pour orienter de manière adéquate la population dans une démarche aussi importante que la demande de places scolaires.
Pour la porte-parole d'IU, "la gestion du processus de scolarisation hors délai a généré de l'incertitude, réduit la capacité de distribution des élèves et constitue une charge supplémentaire pour les familles les plus vulnérables, celles qui rencontrent des barrières numériques ou linguistiques lors de la réalisation des démarches".
Attention à la diversité et ressources dans les centres
Depuis Izquierda Unida, ils insistent sur le fait que l'attention à la diversité ne peut se limiter uniquement à avoir des enseignants spécialisés. Ils considèrent que garantir une éducation inclusive exige que les établissements disposent de marge pour organiser des dédoublements, renforcer des groupes et mettre en place des modèles de codocence qui permettent de répondre de manière adéquate à la réalité des classes. Dans ce sens, Abengochea a souligné qu'en Aragon, il existe des établissements qui concentrent une haute proportion d'élèves ayant des besoins spécifiques de soutien éducatif, tandis que d'autres déplacent ce type d'élèves.
La députée comprend que les politiques du Département de l'Éducation bénéficient aux établissements privés par rapport aux publics. À son avis, cela se reflète dans le fait qu'on utilise comme seul critère de planification l'augmentation du ratio jusqu'au maximum autorisé par la réglementation, accumulant des élèves dans les classes sans tenir compte de leurs caractéristiques concrètes.
"Il s'agit d'une vision purement quantitative qui ne prend pas en compte les conditions de départ des élèves ni les soutiens dont de nombreux enfants ont besoin dans les classes", a-t-elle affirmé. "Cette réalité doit être prise en compte et doit être corrigée par une meilleure planification du réseau éducatif et l'accès à des programmes de soutien scolaire qui permettent de fournir des aides de manière structurelle", a-t-elle dit pour montrer son inquiétude concernant l'attribution de professeurs aux établissements.
À ce stade, elle a rappelé que l'Association des Directrices et Directeurs de l'École Primaire a déjà averti que le Département ne prévoit pas de couvrir entièrement la réduction des heures d'enseignement prévue pour les enseignants durant l'année scolaire 2026-2027.
Izquierda Unida a également critiqué la restriction de l'accès aux programmes de soutien, qui bloque l'incorporation de nouveaux établissements sans évaluer les besoins réels des élèves, malgré l'augmentation du financement étatique. Tout cela, à son avis, témoigne d'un "manque d'intérêt alarmant pour garantir l'attention à la diversité", un aspect qui, selon Abengochea, a un impact direct sur l'équité du système éducatif et sur la fonction sociale de l'enseignement comme outil pour promouvoir l'égalité des chances.
"Tout comme on ferme des classes et qu'on augmente les ratios, on limite également les outils dont disposent les établissements pour s'occuper des élèves qui en ont le plus besoin. Ce sont des décisions qui répondent à une même logique et qui affaiblissent progressivement l'éducation publique", a-t-elle conclu.
Critiques de l'opacité et du traitement des établissements privés
Enfin, Abengochea a souligné que "cette conseillère se caractérise par un manque absolu de transparence qui se voit dans les réponses qu'elle donne à notre groupe aux Cortes. À tout ce que nous avons demandé lié aux conditions et aux questions préalables à son engagement pour l'augmentation de la concertation", a-t-elle continué, "elle nous a répondu que les concerts avaient été annulés, malgré le fait que nous demandions s'il y avait eu des réunions du Département avec la Mairie de Saragosse pour pouvoir utiliser l'espace de la Ville du Cinéma pour la formation professionnelle publique, ou en refusant de nous donner les rapports nécessaires qui ont conduit à l'approbation de l'ordre de modification des concerts".
De plus, elle a rappelé que ce jeudi, il a été connu qu'Aragon était la seule communauté autonome qui s'est abstenue dans la répartition des fonds publics destinés à la climatisation des bâtiments de l'Administration, car les écoles concertées, qui ne sont pas des bâtiments publics, n'étaient pas prises en compte. "Il est regrettable que cette conseillère demande de l'honnêteté et nous accuse d'inciter à la confrontation entre les modalités éducatives alors que c'est clairement elle et ses politiques qui génèrent cette confrontation en privilégiant le concerté par rapport à celui qui est géré directement et lorsque la transparence brille par son absence", a-t-elle terminé en disant.