L'exécutif d'Isabel Díaz Ayuso a réitéré ce mercredi qu'il n'a pas l'intention de prendre en charge les trains du service de Cercanías de Madrid, après les critiques du ministre des Transports et de la Mobilité Durable, Óscar Puente, qu'il tient responsable d'une "gestion lamentable" et du manque d'investissement dans ce réseau ferroviaire.
Le conseiller au Logement, aux Transports et aux Infrastructures de la Communauté de Madrid, Jorge Rodrigo, a insisté sur ce refus après les déclarations de Puente, qui a accusé la présidente madrilène, Isabel Díaz Ayuso, de se plaindre du fonctionnement de Cercanías mais de ne pas vouloir assumer sa gestion.
Dans une interview accordée à Europa Press, le ministre s'est dit prêt à étudier cette option à la suite des avancées dans la cession de Rodalies (les cercanías de Catalogne) à la Generalitat. Il a rappelé, de plus, qu'il avait déjà proposé un transfert similaire tant à Ayuso qu'au président de la Junta d'Andalousie, Juan Manuel Moreno Bonilla, face aux critiques répétées des deux concernant la gestion étatique de ces trains. "Ils se plaignent mais ne le veulent pas", a-t-il affirmé.
"Nous n'avons aucune ambition de monopoliser des services qui sont de proximité. Tant qu'il n'y aura pas ce type de demande, nous allons continuer à travailler sur les cercanías de ce pays, en essayant de les améliorer", a-t-il ajouté dans la même conversation avec Europa Press.
En réponse, Jorge Rodrigo a souligné que l'exécutif régional n'est pas disposé à ce que les citoyens de la Communauté de Madrid "paient de leur poche" la "gestion lamentable et le manque d'investissement" du titulaire des Transports. "Les Madrilènes méritent un service de qualité et le gouvernement de Sánchez doit assumer ses compétences", a-t-il écrit dans un message publié sur son compte personnel du réseau social X.
Dans ce même message, le conseiller rappelle que le propre Puente avait assuré il y a deux ans, "avec une énorme présomption et méconnaissance", que le train traversait le meilleur moment de son histoire. Cependant, il a souligné que depuis lors, le réseau de Cercanías de Madrid "dépasse de loin les 3 000 incidents", ce qui, à son avis, démontre la détérioration du service.