BBVA considère que, même dans l'hypothèse d'être sanctionné ou déclaré responsable civilement pour les présumées commandes illégales à l'ex-commissaire José Manuel Villarejo entre 2004 et 2016, l'effet sur ses comptes ne serait pas "matériel".
Ainsi, cela est mentionné dans le rapport semestriel envoyé ce vendredi à la Commission Nationale du Marché des Valeurs (CNMV), où l'entité fait référence à la décision du juge de l'Audience Nationale Antonio Piña, qui le 9 juillet dernier a ordonné l'ouverture d'un procès contre la banque, son ancien président Francisco González et 14 autres personnes.
Dans le document, BBVA indique que "il n'est pas possible de prédire à ce moment les résultats possibles ni d'estimer leurs implications potentielles pour le groupe. Un résultat défavorable dans cette affaire pourrait donner lieu à des amendes potentielles et/ou des responsabilités civiles, aucune des deux n'étant en aucun cas matérielles, ou d'autres conséquences défavorables, y compris des effets négatifs possibles sur la réputation du groupe".
Le procès, qui n'a pas encore de date, s'inscrit dans la pièce 9 de la macro-cause "Tándem", centrée sur les affaires privées de Villarejo. Le magistrat renvoie BBVA en procès pour un présumé délit de corruption et 52 autres présumés délits de découverte et de révélation de secrets.
En ce qui concerne Francisco González, l'instructeur le poursuit pour des présumés délits de corruption active et passive, 42 délits de découverte et de révélation de secrets, appartenance à un groupe criminel, gestion déloyale et faux documents.
Le Parquet demande pour l'ancien président de BBVA 173 ans de prison et 174 ans pour Villarejo, en plus de réclamer une amende de 181 millions d'euros pour l'entité financière.
Après l'annonce de l'ouverture du procès il y a trois semaines, des sources de BBVA ont indiqué à Europa Press que l'entité "a toujours défendu que des faits enquêtés ne découlent pas de responsabilité pénale" pour la banque.