La Commission européenne a remis ce vendredi au Conseil, qui réunit les gouvernements des Vingt-Sept, les textes juridiques de l'Accord de Facilitation des Investissements Durables négocié avec l'Équateur, afin que les États membres procèdent à sa signature et à son application ultérieure. Il s'agit du premier instrument de ce type que l'Union européenne mettra en œuvre avec un pays d'Amérique latine et pourra entrer en vigueur une fois que la procédure sera achevée avec l'aval du Parlement européen.
L'accord vise à faciliter l'investissement et l'expansion de la présence des entreprises européennes en Équateur, générant des avantages tant pour les investisseurs de l'UE que pour les acteurs locaux, tout en réduisant les obstacles administratifs et en renforçant la sécurité réglementaire dans des secteurs "avec un potentiel inexploité", parmi lesquels les énergies renouvelables.
Pour la première fois dans un accord de ce type, le texte incorporera des clauses spécifiques pour renforcer la coopération et promouvoir l'investissement dans l'énergie durable et les matières premières, des domaines considérés comme prioritaires pour les investisseurs tant de l'UE que de l'Équateur.
Ce cadre pour les investissements durables est, de plus, étroitement lié à la stratégie "Global Gateway" de l'UE en Équateur, qui promeut des projets d'investissement et d'infrastructures durables dans des domaines tels que l'énergie, l'assainissement de l'eau et la gestion des déchets.
L'Union européenne figure parmi les principaux partenaires commerciaux et d'investissement de l'Équateur, et le volume d'investissement étranger direct en provenance de l'UE a atteint 9,1 milliards d'euros en 2024.