Le salaire brut moyen annuel par employé s'est établi en 2025 à 28.410,78 euros, ce qui implique une hausse de 3,1 % par rapport à l'exercice précédent et marque son niveau le plus élevé depuis le début de la série statistique en 2008, selon l'Enquête Annuelle sur le Coût du Travail (EACL) diffusée ce jeudi par l'Institut National de la Statistique (INE).
Selon l'INE, cette rémunération brute annuelle de 28.410,78 euros représentait 73,3 % du coût du travail total. Parmi les coûts non salariaux, le composant le plus volumineux était les cotisations obligatoires à la Sécurité Sociale, qui ont atteint 9.354,87 euros par travailleur et ont représenté 24,1 % du coût.
Dans l'ensemble, la somme des salaires et des cotisations à la Sécurité Sociale a concentré 97,4 % du coût du travail brut.
Le coût du travail total par travailleur en termes bruts s'est élevé à 38.748,94 euros en 2025, ce qui représente une augmentation annuelle de 3,3 %. Une fois déduites les subventions et déductions provenant des Administrations Publiques, le coût du travail net s'est établi à 38.511,76 euros, avec une variation annuelle de 3,2 %.
Avec les salaires et les cotisations, 531,46 euros par an et par travailleur ont été consacrés aux avantages sociaux (cotisations volontaires à des assurances et plans de retraite, prestations complémentaires à la Sécurité Sociale et autres dépenses de nature sociale), 194,68 euros à d'autres dépenses liées à l'emploi (indemnités de fin de contrat, petit outillage et vêtements de travail, transport vers le lieu de travail, processus de sélection de personnel...), 180,66 euros à des indemnités de licenciement et 76,49 euros à la formation professionnelle.
Les secteurs énergétiques et financiers concentrent les rémunérations les plus élevées
Le coût du travail brut par employé a varié entre 23.690,02 euros par an dans l'Hôtellerie et 86.047,88 euros dans la Fourniture d'énergie électrique, de gaz, de vapeur et de climatisation.
Les augmentations les plus marquées du coût du travail par rapport à l'année précédente ont été enregistrées dans le Transport et le stockage (5,6 %) et l'Éducation (5,3 %). En revanche, dans les Activités artistiques, récréatives et de divertissement, le coût du travail a diminué de 3,2 %.
Les branches avec les salaires et rémunérations les plus élevés en 2025 étaient la fourniture d'énergie électrique, de gaz, de vapeur et de climatisation, avec 64.204,63 euros, et les activités financières et d'assurances, avec 54.979,68 euros. Ces deux branches étaient également celles qui concentraient les avantages sociaux les plus élevés.
De même, Activités artistiques, récréatives et de divertissement et Informations et communications ont enregistré les subventions et déductions les plus élevées, avec 712,55 et 452,90 euros, respectivement.
Madrid est en tête des coûts du travail par travailleur en 2025
Par territoires, les coûts du travail les plus élevés en 2025 se sont localisés dans la Communauté de Madrid, avec 45.983,31 euros, suivie du Pays Basque, avec 44.034,00 euros, et de la Communauté Forale de Navarre, avec 41.697,31 euros.
À l'opposé, les coûts du travail les plus bas se sont produits en Estrémadure (31.657,19 euros), aux Canaries (32.016,86 euros) et dans la Région de Murcie (33.293,38 euros).
Si l'on analyse la variation du coût du travail par rapport à l'année précédente, les Baléares, La Rioja et Castille-et-León ont enregistré les taux de croissance les plus élevés, tandis que dans le Principauté des Asturies, le coût du travail net a reculé.
En ce qui concerne la régulation des centres de travail, la majorité (95,4%, qui concentraient 86,7% des salariés) était couverte par des conventions collectives en 2025. Le domaine prédominant était inférieur à l'État.
Dans l'ensemble des travailleurs avec convention, 4,1% ont vu leurs conditions de travail modifiées par rapport à ce qui était prévu dans la convention collective applicable.
Par composants, le coût du travail le plus élevé a été observé dans les centres régulés par une autre formule différente de la convention collective.