Les cinq centrales et sept réacteurs nucléaires qui continuent de fonctionner en Espagne et quand ils devraient fermer

Almaraz, Ascó, Cofrentes, Vandellós II et Trillo maintiennent sept réacteurs en opération et totalisent près de 7.400 MW de puissance. Le calendrier prévoit que la dernière fermeture aura lieu en 2035.

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La France maintient actuellement cinq centrales nucléaires en fonctionnement, bien qu'elle dispose de sept réacteurs car Almaraz et Ascó comptent chacune deux unités. La récente prolongation d'Almaraz jusqu'en juin 2030 a modifié le premier grand jalon du calendrier, mais le gouvernement maintient pour l'instant 2035 comme date pour la fermeture complète du parc nucléaire.

Dans l'ensemble, les installations en exploitation totalisent 7.398,77 mégawatts de puissance électrique. Almaraz est situé à Cáceres ; Ascó et Vandellós II, à Tarragone ; Cofrentes, à Valence ; et Trillo, à Guadalajara.

Almaraz I et II : jusqu'au 8 juin 2030

Almaraz devait initialement ouvrir le calendrier des fermetures. L'autorisation précédente fixait la fin d'exploitation de l'unité I en novembre 2027 et celle de l'unité II en octobre 2028.

Cela ne se produira plus.

L'Ordre TED/864/2026, publié au BOE le 14 août, autorise les deux réacteurs à continuer de fonctionner jusqu'au 8 juin 2030. L'extension représente environ 31 mois supplémentaires pour Almaraz I et 19 mois pour Almaraz II.

Almaraz I est entré en exploitation commerciale en 1983 et dispose de 1.049,4 MW. Almaraz II a commencé un an plus tard et apporte 1.044,5 MW supplémentaires.

Ascó I : octobre 2030

Après la prolongation d'Almaraz, Ascó I se situe désormais parmi les prochains réacteurs du calendrier.

L'unité a commencé son exploitation commerciale en 1984 et dispose d'une puissance de 1.032,5 MW. Le calendrier établi par le Conseil de Sécurité Nucléaire fixe sa fin d'exploitation en octobre 2030.

Cofrentes : novembre 2030

La centrale valencienne de Cofrentes a une caractéristique qui la différencie des autres installations espagnoles en fonctionnement : c'est le seul réacteur à eau bouillante, ou BWR. Les six autres sont des réacteurs à eau sous pression.

Elle a commencé à fonctionner commercialement en 1985 et dispose de 1.092,02 MW, la plus grande puissance individuelle des sept réacteurs en fonctionnement. Son calendrier fixe la fin d'exploitation pour le 30 novembre 2030.

Ascó II : octobre 2031

La deuxième unité d'Ascó a commencé son activité commerciale en 1986.

Avec une puissance de 1.027,21 MW, sa date prévue de fin d'exploitation est située en octobre 2031.

Sa sortie laisserait alors uniquement deux réacteurs dans le calendrier prévu : Vandellós II et Trillo.

Vandellós II et Trillo fermeraient en 2035

Les derniers réacteurs du calendrier nucléaire espagnol actuel sont également deux de ceux qui ont commencé à fonctionner plus tard.

Vandellós II, à Tarragona, est entré en exploitation commerciale en 1988 et dispose de 1.087,14 MW. Sa fermeture est prévue pour février 2035.

Trillo, à Guadalajara, a également commencé en 1988 et compte 1.066 MW. Le calendrier prévoit sa fermeture en mai 2035, ce qui en ferait la dernière centrale nucléaire à quitter le système si aucune nouvelle modification n'est apportée.

Réacteur Province Puissance Fermeture prévue
Almaraz I Cáceres 1.049,40 MW 8 juin 2030
Almaraz II Cáceres 1.044,50 MW 8 juin 2030
Ascó I Tarragona 1.032,50 MW Octobre 2030
Cofrentes Valence 1.092,02 MW 30 novembre 2030
Ascó II Tarragona 1.027,21 MW Octobre 2031
Vandellós II Tarragona 1.087,14 MW Février 2035
Trillo Guadalajara 1.066,00 MW Mai 2035

Cinq centrales ne sont pas sept installations distinctes

La différence entre centrales et réacteurs explique une confusion habituelle.

Espagne a cinq centrales en exploitation et sept réacteurs. Almaraz et Ascó possèdent deux unités indépendantes chacune, tandis que Cofrentes, Vandellós II et Trillo comptent un réacteur.

Il y a trois autres centrales espagnoles qui ont déjà cessé de produire de l'électricité et se trouvent à différentes phases de démantèlement : José Cabrera, Santa María de Garoña et Vandellós I.

Le prolongement d'Almaraz a éliminé, pour l'instant, le début de la fermeture prévue pour 2027, mais n'a pas déplacé la fin du calendrier. L'ordre ministériel lui-même établit que l'extension ne modifie pas la prévision selon laquelle tout le parc nucléaire aura cessé son exploitation en 2035.