Les taux mondiaux d'assurances ont enregistré une baisse de 6 % au deuxième trimestre de 2026, selon l'"Indice du Marché Mondial des Assurances" élaboré par le courtier Marsh et diffusé ce jeudi.
Au trimestre précédent, les taux avaient déjà diminué de 5 %, enchaînant ainsi huit baisses trimestrielles consécutives dans le coût des polices. Selon Marsh, cet ajustement répond à la "forte capacité" disponible sur le marché et à la "forte concurrence" entre assureurs dans les principales lignes d'affaires. La société souligne également l'amélioration de la rentabilité du secteur, l'excès de capital, le coût réduit de la réassurance et l'augmentation des rendements des investissements comme des facteurs qui intensifient la concurrence et exercent une pression à la baisse sur les taux.
Au cours du deuxième trimestre de 2026, toutes les régions du monde ont enregistré des baisses annuelles dans les taux composés. L'Inde, le Moyen-Orient et l'Afrique (IMEA) ont connu la plus grande correction, avec une chute de 16 %. Les zones du Pacifique et d'Amérique Latine et des Caraïbes (LAC) ont enregistré des reculs de 13 % et de 9 %, respectivement.
Par pays et blocs, au Royaume-Uni, les taux ont baissé de 8 %, au Canada de 7 %, en Europe de 6 % et en Asie de 5 %. Aux États-Unis, le taux composé général, qui avait déjà diminué de 1 % au premier trimestre de 2026, a reculé de 2 % supplémentaires au deuxième trimestre.
Si l'on analyse par type de couverture, les taux des assurances de dommages matériels ont diminué de 12 %, tandis que ceux de la responsabilité civile ont augmenté de 2 %. Les polices de lignes financières et professionnelles ont baissé de 3 % et celles des cyberassurances se sont réduites de 4 %.
Ce jeudi, il a également été annoncé l'"Enquête Mondiale sur les Actifs d'Assurances", élaborée par Mercer, filiale de Marsh. Le rapport conclut que l'intérêt des assureurs pour le crédit privé reste "solide", bien qu'avec une approche désormais plus "sélective".
En détail, plus de la moitié des entités consultées (57 %) prévoient d'augmenter leur exposition au crédit privé dans les 12 à 24 mois à venir. En revanche, seulement 48 % prévoient d'augmenter leur poids en dette souveraine.
L'appétit pour le crédit privé se distingue particulièrement en Amérique du Nord. Aux États-Unis, 65 % des participants prévoient d'augmenter leurs allocations, pourcentage qui passe à 74 % au Canada. En revanche, en Europe, seulement 51 % des assureurs envisagent d'augmenter leur exposition, proportion qui descend à 46 % au Royaume-Uni.
Dans tous les cas, les assureurs reconnaissent les risques associés à ce type de dette, surtout à la lumière des épisodes enregistrés ces derniers mois. Parmi les préoccupations les plus citées figurent la réduction de la prime pour illiquidité et le resserrement des différentiels (66%). On mentionne également la détérioration des critères d'octroi et des "covenants" (54%), ainsi que l'augmentation des impayés, l'élargissement des différentiels ou les structures de paiement en nature (PIK), avec un 51%.