Le président de la Colombie, Abelardo de la Espriella, a accompagné à l’aube de ce mercredi un important dispositif policier dans la localité bogotana d’Usme, qui s’est conclu par de nombreuses saisies et un total de 172 arrestés. Face à l’un des suspects, le dirigeant n’a pas hésité à l’affronter et à lui lancer : "¿Vas a tirar línea aquí, payaso?", comme on peut le voir sur les images de l’opération.
L’intervention s’inscrit dans l’opération "Kratos" contre le crime organisé dans la capitale colombienne, au cours de laquelle les forces de sécurité ont effectué 114 perquisitions nocturnes. En résultat, ont été confisqués environ une dizaine d’armes à feu, trois grenades et plus de quatre kilos de stupéfiants, en plus de procéder à 172 arrestations.
Parmi les personnes capturées figure un homme connu sous le surnom de "Mailo", que les autorités relient à un attentat perpétré le 22 janvier dernier dans le quartier de Santa Fe, au cours duquel une personne est morte. S’adressant directement à lui, De la Espriella l’a averti : "¿Sabes lo que se te viene, verdad? ¿Vas a saber lo duro que te va a caer la justicia?".
Le président a durci encore davantage le ton face à "Mailo": "¿Vas a tirar líneas aquí, payaso? Tú lo que eres es un asesino miserable. Vas a ver lo duro que muerde el tigre. Bienvenido a la patria milagro", a-t-il insisté, réclamant qu’une fois la procédure judiciaire avancée, il soit envoyé dans une prison de haute sécurité maximale. "La más dura que haya", a-t-il ajouté.
De la Espriella a également lancé d’autres avertissements au détenu, en faisant référence à l’apparence avec laquelle il entrera en prison : "Vamos a ver si eres igual de guapito (...) Esta risita se te va a convertir en llanto. Y bien motiladito te vamos a dejar, oíste. Te vamos a quitar ese motiladito, para que sepas lo duro que muerde el tigre".
Un autre des arrêtés auxquels le chef de l’État s’est adressé est un homme surnommé "Piccolino", désigné par les autorités comme le chef d’une organisation criminelle accusée d’amputer la main d’une femme et de dissoudre dans l’acide plusieurs personnes enlevées.
Face à lui, le président colombien a réagi avec fermeté : "Machito para cortarle la mano a una pobre mujer, para hacer fechorías, matar gente indefensa, y ni siquiera tienes el valor de levantar la cara, cobarde. Te va a caer todo el peso de la ley", lui a-t-il reproché à un "Piccolino" tête baissée, entouré par un fort dispositif policier.