L'agence libanaise de nouvelles NNA a informé ce lundi de nouvelles attaques de l'armée israélienne dans le sud du Liban qui, dans l'un des incidents, auraient impliqué l'utilisation de "projectiles de phosphore interdits internationalement". Cette accusation, réitérée à plusieurs reprises au cours du dernier mois, est liée à la dénonciation formulée en mars par l'ONG Human Rights Watch (HRW), qui a attribué aux forces israéliennes l'utilisation de phosphore blanc dans des zones résidentielles du sud du pays, en violation de ce qui est établi par le droit international.
Selon le récit de NNA, cette attaque se serait produite dans la municipalité de Kfar Reman, dans la gouvernance de Nabatiye, dans le sud libanais, où un "intense bombardement d'artillerie" aurait également été enregistré.
L'agence signale également un autre bombardement dans la localité de Zautar al Sharquiye, dans le district de Beyrouth, ainsi que le lancement de fusées éclairantes sur la municipalité d'Al Duhaira, dans le district de Tyr. Les deux actions se situent également dans le sud du Liban et sont attribuées à l'armée d'Israël.
NNA avait déjà signalé à deux reprises au cours du mois d'août l'utilisation de "projectiles de phosphore interdits internationalement" par les forces israéliennes, en ligne avec d'autres épisodes mentionnés précédemment, dont celui documenté en mars par Human Rights Watch. L'organisation a alors attesté de l'utilisation étendue de phosphore blanc par l'armée israélienne entre octobre 2023 et mai 2024 dans des villages frontaliers du sud du Liban.
Le phosphore blanc, une substance chimique qui se disperse par le biais de projectiles d'artillerie, de bombes et de roquettes et qui s'enflamme au contact de l'oxygène, peut être utilisé à diverses fins militaires, comme marquer des cibles, envoyer des signaux ou attaquer directement du personnel et de l'équipement. Cependant, son utilisation indiscriminée dans des zones densément peuplées est interdite par le droit international.