Les Gardiens de la Révolution iranienne ont informé ce mercredi que quatre pétroliers ont été « détruits » après avoir heurté des mines navales dans le détroit d’Ormuz. Le corps militaire a ajouté en outre que ses unités avaient abattu, dans la même zone, un autre drone Predator MQ-9 appartenant à l’Armée des États-Unis.
« Quatre pétroliers contrevenants qui tentaient de traverser la zone interdite au sud du détroit d’Ormuz ont été détruits en heurtant des mines navales et continuent encore de brûler », a-t-il indiqué, avant de souligner que « deux autres navires contrevenants ont été interceptés », sans autres détails.
De la même manière, il a indiqué que ses systèmes de défense avaient abattu ledit drone dans le détroit d’Ormuz « en utilisant un système défensif moderne », tout en soulignant que tous ces épisodes constituent « de durs coups portés à l’ennemi », selon ce qu’a rapporté la chaîne de télévision publique iranienne IRIB.
Téhéran a déclaré la fermeture du détroit d’Ormuz -- voie clé pour le transport de brut depuis le golfe Persique vers de nombreux pays -- comme conséquence de l’offensive lancée en février par les États-Unis et Israël contre le pays, et a prévenu que son franchissement n’est sûr que par les couloirs autorisés par ses Forces armées.
Washington, de son côté, affirme qu’il n’existe pas de blocus effectif à Ormuz parce qu’il maintient le contrôle militaire du détroit, une présence qui, selon ce qu’il affirme, est limitée à la partie extérieure du passage, d’où il escorte les navires dans le but de s’assurer que l’exportation de pétrole depuis le Proche-Orient se poursuive.