L'opposition géorgienne a communiqué le lancement de mobilisations massives contre l'actuel Exécutif, dans le but d'écarter du pouvoir le parti Rêve Géorgien et d'empêcher que prospère son intention d'interdire trois des principales formations d'opposition, qu'elle accuse de soutenir "des forces étrangères" pour "saper l'indépendance" du pays.
Après les manifestations tenues dimanche à Tbilissi, la capitale, les organisateurs ont demandé à la population de retourner dans les rues lors d'une "grande marche" prévue pour le 28 novembre, en soulignant que la Géorgie "mérite mieux" que le gouvernement actuel.
Le rendez-vous coïncidera avec l'anniversaire de la forte vague de manifestations enregistrées il y a deux ans, lorsque les autorités ont décidé de suspendre le processus d'approche du pays à l'Union Européenne. L'appel provient d'une plateforme composée de neuf partis d'opposition regroupés sous le nom d'Alliance d'Opposition, selon ce que rapporte le portail d'actualités Civil.
Lors des manifestations de dimanche, les participants se sont concentrés à proximité de l'Université d'État de Tbilissi et ont avancé le long de l'avenue Chavchavadze jusqu'à la station de métro de Rustaveli, où ils ont lancé des slogans et appelé la population à soutenir les formations qui pourraient être affectées par les initiatives promues par le gouvernement.
La tension politique s'est intensifiée après que Rêve Géorgien a présenté devant la Cour Constitutionnelle une demande pour forcer l'interdiction des partis d'opposition Mouvement d'Unité Nationale, Lelo/Géorgie Forte et la Coalition pour le Changement. La procédure reste ouverte, en attendant de nouvelles audiences judiciaires.