Le convoi humanitaire convenu entre Moscou et Kiev, avec la médiation de la Première dame des États-Unis, Melania Trump, pour assister la population de la ville d'Oleshki, dans le sud-est de l'Ukraine, accélère ses derniers préparatifs après l'achèvement des travaux de déminage dans la zone de la région de Kherson, sous occupation des forces russes.
"Les préparatifs pour la mission humanitaire à Oleshky sont arrivés à leur phase finale", a informé le responsable humanitaire du Parlement ukrainien, Dimitro Lubinets, dans le cadre d'un cessez-le-feu en vigueur jusqu'à dimanche prochain.
Le responsable ukrainien a également annoncé l'ouverture imminente d'un corridor humanitaire. "Il est prévu qu'il arrive à l'hôpital central, où toute l'assistance nécessaire sera apportée aux civils", a-t-il ajouté.
Le commissaire de la Rada pour les Droits de l'Homme a indiqué qu'il supervisera personnellement sur le terrain l'avancement du convoi, dans une opération coordonnée avec sa homologue russe, Yana Lantratova.
Oleshki s'est imposée comme l'un des principaux symboles de la destruction et de la famine provoquées par l'invasion russe de l'Ukraine et le développement du conflit armé. Des dizaines de milliers d'habitants y résistent pratiquement sans nourriture, sans approvisionnement électrique et sans accès à des médicaments de base.
Selon la Mission de surveillance des Droits de l'Homme de l'ONU en Ukraine, aucun chargement de nourriture n'a été distribué dans la ville depuis le 26 mai. De son côté, le chef de l'Administration militaire régionale de Kherson, Oleksandr Prokudin, a averti que les Russes "maintiennent en otage environ 2.000 personnes, dont près de 50 sont des enfants, contraintes de survivre sans nourriture, électricité ni eau".