Le président du Liban, Joseph Aoun, a réitéré ce lundi que l'accord conclu avec Israël doit être appliqué "par les deux parties dans son intégralité", soulignant que le succès du pacte parrainé par les États-Unis dépend de son exécution non unilatérale.
Lors de sa visite officielle en Grèce, Aoun a défendu que "La meilleure solution aux problèmes existants réside dans la diplomatie. Nous sommes des défenseurs de la paix et nous sommes déterminés à mettre fin à l'état d'hostilité avec Israël et à établir les meilleures relations possibles avec nos voisins", selon l'agence NNA.
Dans ce contexte, il a mis l'accent sur le fait que l'accord-cadre signé entre le Liban et Israël "ne peut pas être mis en œuvre unilatéralement". "Au contraire, il doit être mis en œuvre dans son intégralité par les deux parties, pas de manière sélective", a-t-il ajouté, demandant également à Athènes son "assistance" pour réaliser l'application effective du pacte.
Aoun a également souligné que la stabilité du Liban est "essentielle pour la stabilité de la Grèce et de l'Europe", liant ainsi la sécurité régionale au respect intégral de l'entente avec Israël.
Pour sa part, le président grec, Konstantinos Tasoulas, a souligné que la Grèce est "pleinement consciente" de la "grande responsabilité" qui pèse sur le chef de l'État libanais face à la conjoncture complexe que traverse le pays.
"Nous avons confiance qu'il sera à la hauteur de la tâche qui lui a été confiée et qu'il guidera le Liban vers la sécurité après avoir assumé ses fonctions dans des circonstances très difficiles et délicates", a-t-il déclaré, exprimant son soutien au leadership d'Aoun à cette étape.