Nicaragua accélère les réformes pour exclure l'opposition et allonger le mandat présidentiel

Le gouvernement d'Ortega et Murillo pousse des réformes pour exclure l'opposition et élargir le mandat présidentiel sous la pression de l'OEA.

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La coprésidente du Nicaragua, Rosario Murillo, a annoncé que l'Assemblée nationale prévoit de présenter ce week-end les "avancées" des réformes que l'Exécutif souhaite mettre en œuvre pour veto à l'opposition et prolonger la durée du mandat présidentiel, après que l'Organisation des États américains (OEA) ait convoqué une session extraordinaire pour aborder la crise démocratique que traverse le pays.

"Notre Assemblée nationale fera connaître les avancées des consultations sur les réformes électorales", a indiqué Murillo, détaillant que la présentation se fera devant "des centaines de jeunes des nouvelles générations", selon a informé le journal 'La Prensa'.

Dans son intervention, Murillo a durement attaqué l'opposition en exil, qu'elle accuse de ne pas vouloir de patrie ni de se sentir partie de celle-ci. "Il y a ceux qui ne veulent pas de patrie" ni "n'appartiennent" à elle, a-t-elle dénoncé, avant de se demander "Et que devons-nous, en tant que patriotes, faire ? D'abord les ignorer parce qu'ils ne sont personne, mais aussi les exhiber comme les ridicules hors-la-loi qui, faute de courage et de voix propre, forment des légions de menteurs dans ce qu'ils appellent les réseaux sociaux", a-t-elle manifesté.

La coprésidente a également décrit les opposants exilés comme des "meutes" qui "aboient et aboient". "Ils se croient héros alors qu'ils ne sont vraiment que des épouvantails. Sans ton ni son ; seulement des épouvantails, avides, des miettes qu'ils attendent", a-t-elle ajouté.

Le paquet de réformes constitutionnelles promu par le gouvernement de Daniel Ortega et Rosario Murillo comprend des changements dans la réglementation électorale et dans l'architecture institutionnelle dans le but d'étendre la période présidentielle jusqu'à sept ans, avec option de renouvellement, et d'exclure les forces d'opposition des élections.

En particulier, le projet fixe que ceux qui sont catalogués comme "coupables" ou "traîtres à la patrie", ou à qui il est attribué d'avoir attenté à l'indépendance, à la souveraineté ou à l'autodétermination du Nicaragua, seront inéligibles pour participer aux processus électoraux.

De plus, il est prévu que le Conseil suprême électoral (CSE) ait le pouvoir d'annuler la personnalité juridique de ces formations qui reçoivent "un financement étranger" ou promeuvent l'imposition de sanctions contre le gouvernement nicaraguayen, entre autres cas.

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