Le Syndicat Unifié de Police (SUP) a exhorté ce lundi à ne pas retirer des patrouilles de l'effectif de Ceuta pour alimenter le dispositif de sécurité du commandement unique et à améliorer les conditions sanitaires des logements des agents déployés en raison de la crise résultant de l'entrée massive de migrants.
Selon le SUP, deux "indicateurs zeta" du commissariat de Ceuta sont affectés à des services statiques de protection au Parador et à l'Hôtel Ulises, afin de garantir la sécurité du dispositif institutionnel du commandement unique dirigé par le ministre Ángel Víctor Torres et par des responsables de la Secrétariat d'État à la Sécurité.
"Depuis le SUP, nous ne remettons pas en question les mesures de protection qui peuvent être techniquement établies pour aucune autorité, ce que nous remettons en question, c'est que cette couverture supplémentaire soit réalisée en détournant des effectifs d'un effectif déjà tendu", a indiqué l'organisation dans une note.
Désinfection, nettoyage et améliorations sanitaires
En même temps, le SUP a évalué la réponse de la Direction Générale de la Police "dix jours après" que le syndicat ait réclamé de renforcer la surveillance sanitaire dans les installations où sont logés les policiers qui gèrent la crise ouverte après l'entrée de 72.000 personnes depuis le Maroc le 30 juillet dernier.
"Dix jours après, la Direction Générale de la Police a communiqué certaines actions, parmi elles la demande de désinfection des installations, nettoyage des véhicules, renforcement du nettoyage des uniformes, recrutement de blanchisserie et recherche d'alternatives de logement", a souligné le syndicat.
Le SUP a demandé que des mesures supplémentaires soient adoptées et qu'un rapport détaillé soit élaboré sur la situation dans laquelle se trouvent les agents déplacés à Ceuta.
De plus, il a critiqué que la Direction Générale, dépendante du Ministère de l'Intérieur, ait répondu que les espaces utilisés ne sont pas de sa propriété, car le syndicat considère que cela ne la libère pas de sa responsabilité concernant le nettoyage et les conditions de salubrité.
"Nous exigeons une révision immédiate de la distribution des effectifs, que les services extraordinaires de protection institutionnelle soient couverts par des ressources supplémentaires et non en détournant des policiers de l'effectif de Ceuta, et une réponse complète aux mesures préventives demandées pour les fonctionnaires déplacés", a conclu le SUP.