Vox a qualifié de "surprise" l'idée que le PP puisse lui proposer de renoncer à se présenter dans toutes les provinces lors des prochaines élections générales, dans le but d'éviter qu'il ne prenne des sièges au bloc de droite dans ces territoires où la formation de Santiago Abascal n'obtient pas de représentation.
La porte-parole de Vox au Congrès, Pepa Rodríguez de Millán, s'est demandé "Ces choses du PP, qui les pense ?" lorsqu'elle a été interrogée sur l'information publiée par le journal 'La Razón', qui indique que les 'populaires' seraient en train d'étudier la possibilité d'offrir à Vox un pacte en ces termes.
Dès le premier moment, Millán a rejeté cette possibilité de manière catégorique et a défié le PP de laisser de se présenter, par exemple, à Almería ou à Barcelone, où, selon elle, ceux d'Alberto Núñez Feijóo ont montré avoir une implantation "insuffisante", ou de choisir cette voie en Andalousie, communauté où ils n'ont pu déloger le PSOE de la Junta qu'après 37 ans grâce au soutien de Vox.
Vox accuse le PP de ne pas vouloir une alternative "sérieuse"
"Sur quelle base disent-ils que nous ne devons pas nous présenter ?", a insisté la dirigeante de Vox, qui considère que des propositions de ce type n'aident pas à établir une alternative "sérieuse" au gouvernement actuel, mais se limitent à être des "surprises" qui ne mènent "à rien".
Malgré cette polémique, Millán a souligné que sa formation reste concentrée sur l'articulation d'une alternative au gouvernement "corrompu" de Pedro Sánchez, avec l'intention de le sortir "le plus tôt possible" du Palais de la Moncloa.
Des sources de Vox ont également reproché à l'équipe d'Alberto Núñez Feijóo de ne pas assumer qu'ils ne sont pas une "scission" ni une "branche" du PP et de continuer à montrer un certain "sentiment patrimonialiste" sur l'électorat de Vox.