La vice-présidente troisième de la Junta et conseillère de l'Économie, des Finances et des Fonds européens, en plus de porte-parole de l'Exécutif andalou, Carolina España, a réitéré ce vendredi que l'Andalousie se "plantará" face à une éventuelle annulation de dette qu'elle considère comme un "danger" pour l'égalité entre les Espagnols et entre les communautés autonomes, en comprenant que cela représente une "cession" au séparatisme catalan.
Dans une interview sur Canal Sur Télévision, recueillie par Europa Press, la responsable économique du gouvernement andalou a répondu ainsi après que le délégué du gouvernement en Andalousie, Pedro Fernández, a reproché hier à la Junta son refus d'une annulation de dette qui, selon lui, permettrait à l'Andalousie de disposer de "plus de 2.000 millions". Le projet de loi d'annulation de dette continuera son traitement dans les Cortes après que les amendements à la totalité présentés par le PP et Vox ont été rejetés au Congrès.
"C'est une cession de plus au séparatisme parce qu'ils veulent obtenir les voix d'ERC et de Junts pour que (Salvador) Illa reste à la Generalitat et Pedro Sanchez, à la Moncloa", a déclaré Carolina España, qui a qualifié l'initiative de "récompense au mauvais élève". Elle a souligné que l'Andalousie maintient une dette "très contrôlée, en dessous de la moyenne" et est une communauté "solvable" avec accès aux marchés financiers, tandis que la Catalogne "a le double de dette que l'Andalousie et ne peut pas sortir sur les marchés".
"Elle a besoin de lâcher cette dette, qu'elle n'apparaisse pas dans son bilan", a ajouté España, dénonçant qu'avec l'opération ce que l'on cherche c'est que l'ensemble des Espagnols "paient" au séparatisme catalan sa "mauvaise gestion".
"L'annulation, en définitive, est un danger pour l'égalité des Espagnols et pour l'égalité des territoires", a martelé la conseillère andalouse, qui a qualifié la proposition de "moquerie".
Concernant le nouveau modèle de financement autonome proposé par le gouvernement central, elle a soutenu qu'il a été "conçu" sous la dictée du séparatisme, rappelant que c'est ERC qui l'a rendu public au lieu du propre ministère des Finances.
"Est-il juste que pour un citoyen d'Andalousie on nous donne 389 euros de moins que pour un citoyen de Catalogne ?", parce que c'est ce que dit le nouveau système de financement". Il a critiqué, en outre, que l'actuel ministre des Finances, Arcadi España, ait "avalé" ce schéma et refuse d'activer un Fonds transitoire de nivelisation, mécanisme qu'il réclamait lui-même lorsqu'il était conseller des Finances dans la Communauté valencienne, également "sous-financée".