Le transfert des personnes migrantes qui restaient dans la rue à différents endroits de Ceuta a commencé ce jeudi. L'opération vise, dans cette première phase, ceux qui se trouvaient sur la plage du Trampolín et dans la zone de Loma Colmenar, d'où on leur offre l'accès volontaire à deux espaces temporaires d'accueil aménagés par le Gouvernement.
L'action fait partie du dispositif extraordinaire mis en place après la crise migratoire qui a débuté fin juillet. L'objectif immédiat est de réduire la présence de personnes qui continuaient à passer la nuit dans la rue ou sur la plage elle-même et de les transférer vers des installations avec de meilleures conditions d'hébergement et d'attention.
Le transfert est réalisé en coordination avec les Forces et Corps de Sécurité de l'État et le Gouvernement de Ceuta. La capacité initiale des deux espaces aménagés est d'environ 1.800 personnes, bien que le dispositif continuera à s'élargir au fur et à mesure que d'autres emplacements seront disponibles.
Deux espaces aménagés pour la première phase
Les premiers transferts ont pour destination les installations temporaires de Loma Margarita et El Embolsamiento, et se font de manière volontaire. Au cours des derniers jours, El Trampolín était devenu l'un des principaux points de concentration, tandis qu'à Loma Colmenar se trouvaient également des personnes sans solution d'hébergement stable.
Le Gouvernement envisage ces centres comme une réponse temporaire dans le cadre d'un dispositif plus large. La gestion et l'attention dans les espaces comptent avec la participation de structures spécialisées dans l'accueil et les migrations, tandis que les administrations tentent d'organiser la situation des personnes qui restent dans la ville.
Le plan d'accueil annoncé par Elma Saiz
Le lancement de ces transferts intervient après que la ministre de l'Inclusion, de la Sécurité Sociale et des Migrations, Elma Saiz, a annoncé le déploiement de nouvelles ressources temporaires pour renforcer la capacité d'accueil de Ceuta.
Le Gouvernement avait initialement prévu l'aménagement de 1.500 nouvelles places par le biais de quatre dispositifs, avec la possibilité d'augmenter la capacité si les besoins l'exigent. Parmi les emplacements annoncés figurent des espaces cédés ou aménagés à différents endroits de la ville autonome, dans le cadre d'une stratégie d'attention humanitaire d'urgence.
L'activation des deux premiers espaces suppose maintenant le passage de la planification au transfert effectif d'une partie des personnes qui continuaient à vivre dans des conditions précaires. Le défi suivant sera de déterminer combien de personnes continuent à être en dehors des ressources d'accueil et comment évolue le reste du dispositif extraordinaire déployé à Ceuta.
Une crise qui reste ouverte
Le début des transferts ne clôt pas la crise ouverte après les entrées massives enregistrées les 30 et 31 juillet. Le Gouvernement maintient activés différents fronts, depuis l'accueil temporaire jusqu'à l'attention aux mineurs et la coordination avec la ville autonome.
Le Gouvernement avait déjà annoncé qu'il continuerait à utiliser les ressources nécessaires pour s'occuper des personnes qui restent à Ceuta et récupérer la normalité dans la ville. Cette réponse a inclus le renforcement des dispositifs d'accueil et la participation de différents ministères et entités sociales.
La crise migratoire à Ceuta entre ainsi dans une nouvelle phase : le transfert depuis les plages et les zones où se trouvaient des personnes en situation de rue vers des ressources temporaires d'accueil. L'évolution de ces mouvements et l'ouverture progressive de nouvelles places détermineront si le dispositif parvient à réduire dans les prochains jours l'une des conséquences les plus visibles de l'urgence.