Asaja C-LM s'oppose à utiliser les aides directes pour financer le développement rural

Asaja C-LM rejette de financer le développement rural avec des aides directes et exige une PAC centrée sur les producteurs et avec des ressources suffisantes.

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Asaja Castilla-La Mancha a manifesté son rejet à ce que le développement rural "soit financé par les aides directes des agriculteurs et éleveurs" et a exigé que la prochaine PAC "se recentre sur ceux qui produisent".

Comme l'a transmis l'organisation agricole dans un communiqué de presse, les fonds destinés aux producteurs alimentaires "sont ceux qui génèrent véritablement des emplois et maintiennent l'activité économique dans les villages, fixent la population et garantissent l'avenir du milieu rural".

Dans ce cadre, Asaja Castilla-La Mancha insiste sur le fait que la future PAC doit conserver deux piliers bien différenciés, chacun avec une dotation économique adéquate, et rejette que les ressources réservées aux paiements directs "puissent être utilisées pour financer des politiques étrangères à leur finalité agricole".

L'entité soutient que le budget de la PAC "doit rester lié à l'activité productive et parvenir directement à ceux qui maintiennent les exploitations". À son avis, le premier pilier, qui a traditionnellement canalisé les aides destinées aux agriculteurs et éleveurs en tant que titulaires et responsables d'une exploitation agricole ou d'élevage, et inclut l'aide de base au revenu, les aides associées et les paiements complémentaires pour les jeunes, est "intouchable". C'est pourquoi, elle rejette qu'un seul euro de cette enveloppe soit détourné "ni pour les interventions de développement rural ni pour ses politiques".

En même temps, l'organisation agricole défend que la voie la plus efficace pour lutter contre la dépopulation passe par le maintien de l'activité économique dans les villages. "S'il n'y a pas d'activité économique dans les villages, le village finit par mourir", a affirmé le président d'Asaja Castilla-La Mancha, José María Fresneda.

De plus, l'organisation reproche qu'à trois mois de la fin du délai fixé pour conclure un accord politique sur le Cadre Financier Pluriannuel (CFP) 2028-2034, la Consejería de Agricultura, Ganadería y Desarrollo Rural "n'ait pas promu un processus de dialogue et de consensus avec les représentants du secteur qui permette d'articuler une position solide pour défendre les intérêts des agriculteurs et éleveurs de Castilla-La Mancha".

Enfin, l'organisation agricole rappelle qu'une concentration est toujours convoquée le 6 octobre prochain à Tolède, dans le calendrier des mobilisations du secteur au niveau national, avec l'objectif de revendiquer, entre autres aspects, "une politique agricole avec des ressources suffisantes et qui place l'agriculteur et l'éleveur au centre des décisions".