Le Syndicat du Secteur Fédéral Ferroviaire de la CGT (SFF-CGT) a montré son rejet des propos du ministre des Transports, Óscar Puente, et a censuré qu’on attribue publiquement la responsabilité au personnel du Centre de Régulation et de Contrôle (CRC) de Atocha pour l’accident de Urda (Toledo) sans avoir auparavant clarifié toutes les circonstances de ce qui s’est passé.
L’organisation syndicale considère "inacceptable" de transformer une intervention concrète, ou la personne qui l’a prise, en une explication anticipée des faits et appelle à enquêter sur toutes les circonstances possibles.
En ce sens, le syndicat souligne qu’un grave sinistre ferroviaire ne peut être compris en analysant uniquement le dernier maillon de la chaîne, puisque le chemin de fer fonctionne comme un système global et que les problèmes de sécurité ne doivent pas être étudiés en isolant des collectifs, des entreprises ou des fonctions.
Pour cette raison, il demande que l’enquête tienne également compte des processus de relève générationnelle, de la formation pratique indispensable pour occuper certains postes, des ressources disponibles et de la charge mentale associée à la gestion d’épisodes complexes pendant des équipes de surveillance continue.
Dans cette ligne, l’organisation rappelle que le mois dernier de mai elle a présenté une proposition de modification du Real Decreto 929/2020 afin d’établir des limites claires à l’activité continue de contrôle du trafic, garantir des pauses effectives, réglementer les temps de prise et de relève du service et envisager des facteurs comme le travail de nuit, les équipes ou les situations dégradées.