Pontón propose un plan urgent de 400 millions pour alléger le coût de la vie en Galice.

Ana Pontón lance un plan d'urgence de 400 millions et fixe le coût de la vie, le financement et la défense du galicien comme priorités du BNG en Galice.

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La porte-parole nationale du BNG, Ana Pontón, a fixé l'augmentation du coût de la vie comme la principale préoccupation de son parti au début de la nouvelle session politique et a présenté un plan d'urgence doté de 400 millions d'euros, avec des actions dirigées vers les familles, les travailleurs indépendants et les petites et moyennes entreprises.

Elle l'a exposé ce lundi lors d'une conférence de presse après la réunion de la direction du Bloc, où elle a placé le coût de la vie, le financement et la défense du galicien comme axes prioritaires de la formation pour cette période politique, avec pour objectif de "mettre les Galiciens et Galiciennes au centre du débat et d'apporter des solutions aux problèmes qui les affectent directement dans leur quotidien".

La leader nationale du Bloc a alerté que "vivre en Galice devient de plus en plus cher" et que les salaires et les revenus des ménages "ne croissent pas au même rythme que les prix". Elle a souligné que le panier de la ménagère, le logement, l'électricité, les combustibles, le transport et les dépenses de la rentrée scolaire mettent "à mal" des milliers de familles, ainsi que des travailleurs indépendants, des petits commerces, des commerçants et des secteurs productifs.

Mesures pour le logement, le transport et les secteurs économiques

Dans le cadre du paquet de mesures, en matière de logement, le BNG propose de réglementer par la loi les appartements à usage touristique, de déclarer des zones de marché résidentiel tendu et d'articuler des aides en fonction des revenus pour compenser la hausse des loyers et des hypothèques.

De plus, il propose de créer un bon de transport galicien pour réduire les déplacements et d'augmenter les aides aux ménages avec moins de ressources pour faire face aux dépenses de la rentrée scolaire, en plus de réclamer le rétablissement de la gratuité des manuels scolaires.

Le plan prévoit également des soutiens spécifiques aux secteurs économiques les plus touchés par l'augmentation des combustibles et de l'électricité, ainsi que des mesures pour soutenir le secteur agro-pastoral affecté par la sécheresse. À cela s'ajoute l'exigence d'une plus grande intervention publique dans le système énergétique et la mise en place de mécanismes qui limitent les prix des aliments de base et des fournitures essentielles.

"Il ne peut pas être que chaque fois que le prix de l'énergie ou des aliments augmente, ce soient les familles et les petites entreprises qui paient la facture", a-t-elle souligné.

Plus de financement pour la Galice

Comme deuxième grande priorité en ce début de cours, Pontón a souligné la nécessité pour la Galice de disposer de plus de ressources pour pouvoir déployer ces politiques. Pour cela, il a mis l'accent sur le Conseil de Politique Fiscale et Financière du 3 septembre prochain, qui, selon ses dires, sera "l'un des débats économiques les plus importants des dernières décennies" en raison de son impact sur la capacité à renforcer la santé, l'éducation, les soins, le logement et les services publics.

La porte-parole nationaliste a accusé le gouvernement du PP d'être "déloyal" envers la Galice en "rejetant l'effacement de 4.000 millions d'euros de dette galicienne" et en "boycottant" le transfert de l'AP-9, dénonçant que "Madrid commande, Rueda obéit et la Galice perd", face à la proposition du BNG pour une position de pays et pour une négociation directe avec l'État.

Face à cette situation, elle a réitéré que le BNG continuera à réclamer un concert économique pour la Galice qui permette de collecter et de gérer 100% des ressources, avec une hacienda propre, une pleine capacité fiscale et une relation bilatérale de toi à toi avec l'État.

"Urgence linguistique" et défense du galicien

La troisième ligne prioritaire du BNG sera la défense de la langue galicienne face à la situation d'"urgence" que, selon Pontón, elle traverse, et qu'il a liée aux politiques appliquées par le PP au cours des 16 dernières années et à "l'inexécution" du Plan général de Normalisation approuvé par le Parlement galicien en 2004.

Dans ce contexte, il a réitéré la demande de maintenir une rencontre avec le président de la Xunta pour aborder un "vrai plan" avec des mesures concrètes, une dotation budgétaire et des systèmes de suivi.

De plus, il a exigé l'abrogation du décret du plurilinguisme, le "décret de la honte" qui, comme il l'a souligné, "empêche l'enseignement en galicien de matières comme les sciences et les mathématiques", et a proposé l'adoption d'un nouveau cadre éducatif qui transforme l'école en un "moteur de gallicisation et non en un espace d'exclusion".

Pontón a assuré que le BNG aborde ce nouveau cours politique avec l'engagement de "mettre au centre ce qui devrait être la priorité de tout gouvernement : la vie des gens" face à un Rueda "préoccupé d'être le bouclier de Feijóo". "Le BNG sera là où il a toujours été : aux côtés des Galiciennes et des Galiciens et défendant les intérêts de la Galice", a-t-il conclu.

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