Le PP a présenté au Parlement basque deux initiatives destinées au Département de la Sécurité pour qu'il détaille la "liens politique" de la txosna de la comparsa festive Gogorregi à Bilbao, après les incidents survenus à proximité de ce poste lors de la dernière nuit d'Aste Nagusia. Sur un réseau social, le PP a accompagné l'annonce de ces initiatives d'une photographie sur laquelle le président du PNV, Aitor Esteban, apparaît derrière le bar de la txosna.
Dans l'exposé des motifs des demandes d'information, la parlementaire du PP Ainhoa Domaica rappelle que lors de la journée finale de l'Aste Nagusia "des troubles importants et des attaques contre l'Ertzaintza et la Police Locale de Bilbao" ont eu lieu.
Domaica souligne que "l'un des scénarios" de ces altercations "était la txosna de Gogorregi où une bagarre entre deux filles et des insultes et des lancements de bouteilles contre des ertzainas ont eu lieu".
Pour cela, et "étant donné la gravité" de ce qui s'est passé, la représentante du PP demande au conseiller de la Sécurité, Bingen Zupiria, des informations "pour connaître le lien politique de la txosna". Parmi d'autres questions, elle demande "qui sont les titulaires, gestionnaires et responsables de la txosna Gogorregi", et si cet espace festif "est lié aux jeunesses d'un parti politique quelconque".
Dans le cas où cette relation existerait, Domaica demande qu'il soit précisé "le nom de cette organisation juvénile et du parti politique avec lequel cette txosna aurait un type de lien, relation, présence participation répétée de ses dirigeants dans celle-ci".
Sur son profil dans un réseau social, Domaica renforce l'annonce de ces initiatives avec une image où l'on voit plusieurs dirigeants du PNV, parmi eux son président, Aitor Esteban, derrière le bar de la txosna Gogorregi.
Dans la demande d'information et dans la question écrite adressée à Zupiria, la parlementaire réclame également qu'il détaille "son rôle pour empêcher les incidents".
De plus, elle demande qu'il précise s'il y a des personnes enquêtées ou arrêtées pour ce qui s'est passé et si, le cas échéant, parmi elles figure un membre de l'organisation ou du personnel de Gogorregi.