Plusieurs dirigeants européens ont montré ce mardi leur soutien à l'Allemagne après que les autorités du pays aient conclu que la Russie est derrière l'attaque "ratée" menée le mois dernier avec plusieurs drones chargés d'explosifs contre l'aéroport de Leipzig, dans l'est du territoire allemand.
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a appelé les partenaires européens à "rester fermes", à continuer de coopérer "de manière étroite" et à "maintenir une posture robuste de dissuasion en défense de la sécurité" de tous les citoyens.
"La sécurité de nos alliés est notre sécurité. Les tentatives de nous intimider ou de semer la discorde entre alliés ne réussiront pas : les actions hybrides contre quiconque sont une source de préoccupation pour tous et seront répondues par une réaction unie", a souligné sur les réseaux sociaux.
Le Premier ministre britannique, Andy Burnham, a également exprimé sa solidarité avec Berlin dans un communiqué après l'attaque "atroce" contre Leipzig, soulignant que les tentatives de Moscou de "saper" la détermination européenne et la volonté de soutenir Kiev "sont inutiles et vouées à l'échec".
"Comme je l'ai clairement indiqué à Kiev la semaine dernière, notre engagement à soutenir l'Ukraine face à l'invasion illégale de la Russie est inébranlable. Les mesures fermes prises par le gouvernement allemand montrent que toute attaque de ce type recevra une réponse claire. Nous ne faiblirons pas dans notre détermination à dissuader les attaques contre notre liberté et notre sécurité", a affirmé.
Le président français, Emmanuel Macron, a averti que les "attaques hybrides" se "multiplient" en Europe et "ne peuvent rester sans réponse". "Face à cette escalade, nous devons être unis, déterminés et renforcer notre soutien à l'Ukraine. La France continuera à assumer pleinement sa part", a indiqué sur les réseaux sociaux.
Pour sa part, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a souligné que l'Europe "ne se laissera pas intimider". "Notre réponse sera notre soutien continu à l'Ukraine et la pleine coordination des États de l'OTAN contre l'agresseur. La Russie ne gagnera pas cette guerre", a-t-il soutenu dans un message publié sur les réseaux.
De même, le ministre des Affaires étrangères belge, Maxime Prévot, a qualifié d'"extrêmement grave" l'attribution faite par Berlin et a exprimé son soutien aux mesures annoncées par son homologue, Johann Wadephul, en représailles.
"J'ai demandé que l'ambassadeur russe soit convoqué. Cette attaque s'ajoute à une longue série d'incursions inacceptables sur le territoire d'autres Alliés de l'UE et de l'OTAN ces derniers mois", a-t-il souligné sur les réseaux sociaux, réclamant que le terme "hybride" ne devienne pas "un euphémisme pour l'agression".
Dans le même sens, le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, a soutenu "pleinement les mesures fermes" adoptées par le gouvernement allemand après les enquêtes. "Nous sommes unis et nous continuerons à défendre notre allié et voisin", a-t-il déclaré.
Le président finlandais, Alexander Stubb, s'est également exprimé, soulignant que les pays européens connaissent déjà "le manuel" d'action russe. "Il essaie de nous intimider, de saper notre détermination et notre volonté de soutenir l'Ukraine dans sa défense contre l'invasion russe. Il n'y parviendra pas", a-t-il conclu.
Le Premier ministre portugais, Luis Montenegro; le chancelier autrichien, Christian Stocker; le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis; la Première ministre danoise, Mette Frederiksen; le chef du gouvernement hongrois, Peter Magyar; le président lituanien, Gitanas Nauseda; le Premier ministre estonien, Kristen Michal, et la ministre des Affaires étrangères islandaise, Katrín Gunnarsdóttir, ont également exprimé leur soutien à Berlin.
Les marques de soutien arrivent après que les autorités allemandes aient informé la semaine dernière de la découverte d'un troisième drone à proximité de l'aéroport de Leipzig, après que deux autres appareils avec des explosifs aient été localisés début août, l'un dans la zone destinée aux avions de fret et l'autre à côté d'un avion ukrainien Antonov.
Le ministre de l'Intérieur allemand, Alexander Dobrindt, a tenu Moscou responsable ce mardi d'une "attaque ratée" contre les installations aéroportuaires, soulignant qu'il ne s'agit pas d'un épisode "isolé", mais d'une partie des "actions hybrides" que les autorités russes seraient en train de mener contre plusieurs pays européens.
D'autre part, le ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a communiqué en réponse que le gouvernement fermera le consulat général de Russie à Bonn à partir du 18 septembre, résiliera le contrat avec la Maison Russe à Berlin et convoquera l'ambassadeur russe pour lui exprimer la protestation officielle.