Le dirigeant de l'opposition vénézuélienne Henrique Capriles a réclamé ce mercredi un "nouveau gouvernement" au Venezuela, après avoir dénoncé que la présidente par intérim, Delcy Rodríguez, n'arrive pas à stabiliser l'économie du pays et que "la dévaluation et l'inflation continuent sans frein".
"Il est clair que le Venezuela a besoin d'un nouveau gouvernement qui cesse d'administrer la crise et commence à améliorer la qualité de vie des Vénézuéliens", a affirmé Capriles dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, où il soutient que les décisions économiques impulsées par Delcy Rodríguez ne servent pas à contenir la crise.
L'ancien candidat présidentiel, qui s'est confronté à Hugo Chavez en 2012 et à Nicolás Maduro en 2013, a insisté sur le fait qu'"il n'y a pas une seule mesure économique pour stabiliser le taux de change et défendre le revenu de la famille vénézuélienne. Pure propagande dans les médias parlant d'une renaissance que personne ne perçoit".
Dans ce contexte, Capriles a exigé que des actions concrètes soient immédiatement adoptées pour atténuer "le coup" que subit la population vénézuélienne, parmi lesquelles la suppression de certains impôts, une révision approfondie de la pression fiscale et "reparler des salaires, des retraites et des pensions".
Pendant ce temps, Caracas et l'opposition continuent de participer à un processus de dialogue orienté vers la "reconstruction institutionnelle" du pays, avec pour objectif de renouveler les institutions et d'ouvrir la voie à d'éventuelles élections qui mettront fin à la transition ouverte après la sortie de Nicolás Maduro, arrêté au début de l'année lors d'une opération militaire des États-Unis au Palais de Miraflores.