Le vice-représentant permanent de l'Iran auprès des Nations Unies, Gholamhossein Darzi, a accusé ce vendredi les États-Unis devant le Conseil de sécurité de l'ONU d'avoir attaqué deux navires commerciaux iraniens qui circulaient dans le détroit d'Ormuz.
"L'attaque délibérée contre ces deux embarcations, qui ne participaient à aucune activité militaire au moment de l'attaque, constitue une "violation grave et flagrante du droit international humanitaire et un crime de guerre", a dénoncé le dirigeant dans des déclarations recueillies par la chaîne d'État IRIB.
Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité de l'ONU, Darzi a également qualifié de "crime de guerre" les actions des États-Unis contre les deux navires de recherche et de sauvetage maritime, identifiés comme 'Naji 15' et 'Naji 16', qui ont été touchés et ont subi des dommages considérables jeudi dernier.
De plus, les autorités iraniennes ont souligné que ces navires sont souvent "cibles d'attaques ennemies" et qu'ils sont devenus inopérants à plusieurs reprises en raison de l'ampleur des dégâts subis depuis le début de l'offensive menée par les États-Unis et Israël à la fin de février.
Ces accusations surviennent à un moment où les discussions entre Washington et Téhéran se sont "rafraîchies". Le ministre des Affaires étrangères de l'Iran, Abbas Araqchi, a averti ce vendredi les États-Unis que son pays n'a pas la moindre intention de céder face à ce qu'il a décrit comme des tactiques américaines d'"intimidation", une position qu'il a définie comme le "principal problème" des négociations bloquées au milieu d'une recrudescence.