Le pouvoir exécutif iranien a réitéré que les récentes paroles du président des États-Unis, Donald Trump, qualifiant de "une perte de temps" le cessez-le-feu lié au mémorandum d'accord de juin "ne sont rien de nouveau" et a insisté sur le fait qu'"il n'y a aucune justification" pour que les pays européens "continuent à blanchir la mauvaise conduite" de Washington.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de l'Iran, Esmaeil Baqaei, a affirmé que "le mépris de Washington pour la diplomatie est, une fois de plus, mis à nu. L'aveu du président Trump selon lequel il n'a jamais cru au mémorandum d'accord d'Islamabad, qu'il considère comme une perte de temps, met en évidence la vacuité de ses engagements diplomatiques".
À travers un message diffusé sur les réseaux sociaux, Baqaei a souligné que pour Téhéran "ce n'est rien de nouveau" et a souligné que "Washington a un long historique de non-respect de ses engagements, traitant les obligations internationales comme quelque chose de facultatif chaque fois qu'elles lui sont incommodes".
En ce sens, il a ajouté qu'"il n'existe aucune justification pour que les États européens et d'autres défenseurs de Washington continuent à blanchir la mauvaise conduite des États-Unis et à le protéger d'avoir à rendre des comptes", avant d'insister sur le fait que "les engagements non respectés ne peuvent pas être justifiés, le droit international ne peut pas être appliqué de manière sélective et aucune manœuvre de manipulation politique ne peut exonérer Washington de sa responsabilité".
Les déclarations du porte-parole interviennent après que Trump a affirmé lundi, lors d'un rassemblement dans le Mississippi avant les 'midterms' du 3 novembre, que le "petit cessez-le-feu" avec l'Iran était "une perte de temps", soulignant en outre l'efficacité du blocage américain dans le détroit d'Ormuz, dans un contexte de stagnation des discussions pour un accord de paix.
Les deux pays avaient convenu d'un cessez-le-feu en avril et, après un processus de dialogue parrainé par le Pakistan, ont signé en juin un mémorandum d'accord qui prévoyait la cessation des hostilités sur tous les fronts. Cependant, quelques jours plus tard, Washington a repris les bombardements, accusant Téhéran de violer ses engagements en relation avec la navigation dans le détroit d'Ormuz.
Les paroles de Trump s’inscrivent dans un climat de reproches mutuels entre Téhéran et Washington en raison de l’absence de progrès dans les négociations, des dernières mises en garde du premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et des avertissements du locataire de la Maison-Blanche au sujet d’un possible relancement de l’offensive après les élections de mi-mandat, lors desquelles un tiers du Sénat et l’ensemble de la Chambre des représentants, actuellement sous le contrôle du Parti républicain, seront renouvelés.