L'Union européenne a de nouveau dénoncé ce vendredi la répression exercée par les autorités du Nicaragua et a exprimé son inquiétude face à l'aggravation constante des libertés fondamentales et du paysage politique dans le pays d'Amérique centrale.
Dans une déclaration émise au nom des Vingt-Sept par la Haute Représentante de l'UE, le bloc communautaire a de nouveau appelé l'exécutif nicaraguayen à libérer tous les prisonniers politiques, à rétablir intégralement l'État de droit et à permettre le retour des organisations internationales dédiées à la protection des droits de l'homme.
En même temps, Bruxelles a insisté sur l'urgence d'ouvrir un processus de dialogue entre le gouvernement et les forces d'opposition afin d'avancer vers une solution négociée, pacifique et démocratique à la crise que traverse le pays. Dans ce sens, elle a souligné la nécessité de promouvoir les réformes électorales pertinentes pour garantir des élections avec de pleines garanties.
L'Union européenne a également demandé aux autorités nicaraguayennes de convoquer les élections prévues et de s'assurer qu'elles se déroulent conformément au calendrier initialement fixé, en respectant les normes internationales de transparence, d'inclusion et de crédibilité.
Le bloc communautaire a réitéré, en outre, son soutien à la population du Nicaragua dans son aspiration à consolider un système démocratique fondé sur le respect des droits de l'homme et de l'État de droit.
Enfin, l'Union a souligné qu'elle maintenait sa volonté de poursuivre le dialogue politique avec Managua par le biais des canaux diplomatiques appropriés et en coordination avec les acteurs régionaux, toujours sur la base du respect mutuel.
Avec cette position, les Vingt-Sept s'alignent sur le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Turk, qui ce mercredi a accusé les autorités du Nicaragua de "réprimer les libertés civiles et politiques du pays" et d'entraver le "plein exercice des droits" de la population, les exhortant à "libérer immédiatement toutes les personnes détenues arbitrairement et à garantir que tous ceux qui ont été privés de liberté soient traités avec humanité et dignité, conformément aux obligations internationales du Nicaragua en matière de droits de l'homme".