L'Union européenne prend des mesures fermes pour mettre en place une nouvelle mission destinée à conseiller et former les Forces armées du Liban, en accordant une attention particulière à la sécurité de ses frontières et à la surveillance maritime, en vue de l'expiration en 2027 du mandat de la mission des Nations Unies dans le pays (FINUL).
La Haute Représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère, Kaja Kallas, l'a expliqué ce mardi après la réunion informelle des ministres de la Défense tenue en Irlande. Lors de cette rencontre, les responsables européens ont étudié les plans pour ce nouveau dispositif de soutien à l'armée libanaise, avec l'intention que les Vingt-Sept puissent adopter une décision formelle pour son lancement le mois prochain d'octobre.
"Les ministres ont analysé nos plans pour une nouvelle mission de l'UE qui conseille et forme les Forces armées du pays, y compris la sécurité frontalière et maritime. L'UE ne cherche pas à remplacer la FINUL, mais nous investissons dans la capacité du Liban à garantir sa propre sécurité", a détaillé lors d'une conférence de presse.
La politicienne estonienne a souligné que l'objectif est de "renforcer" les Forces armées et la capacité de l'État libanais à "garantir la sécurité sur tout son territoire". Selon Kallas, les travaux de planification "progressent de manière satisfaisante" et l'objectif reste que la décision politique pour activer la mission soit adoptée en octobre.
La cheffe de la diplomatie européenne a également annoncé que plus d'une dizaine d'États membres — sans préciser lesquels — ont déjà exprimé leur volonté de contribuer avec du personnel et des moyens à ce futur déploiement, ce qu'elle a évalué positivement pour s'assurer que l'opération dispose des ressources nécessaires lorsqu'elle recevra le feu vert.
"Il est facile d'ouvrir une mission, mais ensuite il y a aussi la question de ce que nous mettons dans cette mission", a-t-elle souligné, tout en mettant en avant que les pays de l'UE sont "réellement disposés à contribuer" avec des effectifs et des capacités.
Dans ses déclarations, Kallas a de nouveau insisté sur le fait que la prochaine mission européenne "ne cherche pas à remplacer la FINUL", mais à renforcer les capacités propres de l'État libanais afin qu'il puisse garantir sa sécurité intérieure, rétablir l'ordre et maintenir le "contrôle" de la situation sur son territoire.