La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric, a averti que la recrudescence de la violence au Yémen et en Arabie Saoudite, où les rebelles houthis s'opposent aux forces du gouvernement reconnu internationalement et à la coalition dirigée par Riyad, pourrait déboucher sur une "expansion du conflit" et aggraver encore "le déjà dévastateur panorama humanitaire auquel font face des millions de personnes".
"L'escalade récente des hostilités au Moyen-Orient, qui affecte le Yémen et l'Arabie Saoudite, comporte le risque d'une plus grande expansion du conflit dans la région", a souligné la responsable du CICR, en soulignant que, "si elle n'est pas contenue, cette situation pourrait aggraver le déjà dévastateur panorama humanitaire auquel font face des millions de personnes".
Face à ce scénario, elle a insisté sur le fait qu'"il est impératif d'adopter des mesures concrètes à tout moment pour protéger la population civile et les infrastructures essentielles", réclamant que les acteurs impliqués prennent des précautions extrêmes pour éviter plus de victimes et de dommages aux services de base.
Spoljaric a également souligné que, bien que "l'action humanitaire soit fondamentale pour répondre aux conséquences du conflit", cette réponse "ne peut jamais remplacer le respect du Droit international humanitaire ni l'engagement politique à réduire les tensions", mettant l'accent sur la responsabilité des parties en présence.
Dans cette ligne, elle a averti que, "si les combats continuent", le CICR craint que "cela provoque plus de morts et de blessés, des déplacements de population et une interruption potentiellement catastrophique des services et infrastructures essentielles, tels que les soins de santé, l'approvisionnement en eau, le combustible et l'électricité".
Pourtant, la présidente du CICR a souligné que l'institution continue "de dialoguer avec les parties sur l'importance de respecter le Droit international humanitaire et sur d'autres questions humanitaires" et que ses équipes déployées dans la zone "travaillent en étroite collaboration" avec la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge "pour répondre aux besoins sur le terrain".