Le gouvernement des États-Unis a communiqué ce mardi qu'il procédera à l'annulation des visas de courte durée accordés aux résidents étrangers ayant présenté une demande d'asile, une décision qui pourrait impacter des centaines de milliers de personnes et que la Maison Blanche a décrite comme "la plus grande révocation massive de l'histoire" du pays.
Le porte-parole du Département d'État, Tommy Pigott, a expliqué à Europa Press que depuis le domaine diplomatique, ils sont "coordonnés avec le Département de la Sécurité nationale (DHS) pour identifier et révoquer les visas de non-immigrant de ceux étrangers qui sont arrivés aux États-Unis en prétendant être des visiteurs de courte durée, mais qui demandent ensuite l'asile pour rester de manière permanente".
Selon Pigott, les visas de courte durée, comme ceux accordés pour "des raisons d'affaires ou de tourisme, par exemple", sont délivrés sous la prémisse que le bénéficiaire retournera dans son pays à la fin du voyage et ne restera pas sur le territoire américain de manière indéfinie.
Dans ce sens, Washington soutient que "obtenir un visa dans le but de demander l'asile constitue une fraude" et, pour cette raison, constitue une cause suffisante pour que ce permis soit retiré. "Sous la direction du président (Donald) Trump et du secrétaire (Marco) Rubio, nous clarifions que le visa est un privilège, pas un droit", a souligné le porte-parole.
Sans fournir un nombre concret de personnes potentiellement affectées, Pigott a indiqué que la procédure de révocation "sera effectuée de manière progressive" et a souligné que les autorités américaines cherchent à garantir que "l'intégrité des lois en matière de visas et d'asile" soit respectée.
Selon des données avancées par l'agence de presse Bloomberg, le nombre d'étrangers dont le visa pourrait être retiré serait d'environ 200 000 personnes.