La Corée du Sud et les États-Unis ont annoncé ce jeudi qu’à la fin de septembre ils avaient mené un exercice militaire conjoint destiné à coordonner leurs capacités conventionnelles et nucléaires face aux menaces persistantes de la Corée du Nord. La révélation de ces manœuvres intervient après que Pyongyang a lancé une dizaine de missiles balistiques vers la mer du Japon.
Les manœuvres, baptisées "Iron Mace" (Masse de Fer), se sont déroulées entre le 29 septembre et le 2 octobre au siège de l’état-major conjoint sud-coréen, à Séoul, selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, qui cite des sources militaires.
Tout au long du simulacre, les deux pays ont analysé différentes formules pour renforcer la dissuasion élargie de Washington face aux capacités nucléaires et balistiques nord-coréennes, ainsi que la planification conjointe pour utiliser des moyens conventionnels de la Corée du Sud à l’appui d’opérations stratégiques des États-Unis en cas d’une éventuelle crise.
Selon les mêmes sources, l’exercice s’est déroulé à huis clos et sous la supervision du gouvernement du président sud-coréen, Lee Jae Myung, dans le but de ne pas accroître la tension avec la Corée du Nord. Cette initiative, lancée en août 2024, s’inscrit dans les directives du Groupe consultatif nucléaire, créé après le sommet tenu en avril 2023 par les alors présidents de la Corée du Sud et des États-Unis, Yoon Suk Yeol et Joe Biden.
Le simulacre a été réalisé malgré la réduction d’autres entraînements conjoints intégrés dans l’exercice Bouclier de la Liberté Ulchi (UFS, selon son sigle en anglais) en août, une baisse ordonnée par le président américain, Donald Trump.