Le syndicat Jupol a dénoncé ce vendredi que différentes délégations du Gouvernement ont généré une "situation sans précédent" en ne transmettant pas aux unités de la Police Nationale les ordres de service nécessaires pour organiser les dispositifs face à l'augmentation des manifestations pour le logement et les actes de précampagne des élections du 29 novembre.
Selon ce qu'a expliqué l'organisation syndicale dans un communiqué, cette absence d'instructions empêche une planification adéquate des opérations policières dans un contexte de multiples concentrations et actes politiques liés à la date électorale.
"Ne pas informer la Police des manifestations communiquées et des événements qui affectent l'ordre public est une irresponsabilité d'une extrême gravité. Cela n'était jamais arrivé, même pas avec un Gouvernement en fonction", a souligné Jupol dans un communiqué.
Le syndicat souligne que la "gravité" de ce qui est en train de se passer, "particulièrement à Madrid", est intensifiée par la coïncidence de plusieurs facteurs : la convocation d'élections le 29 novembre, la proximité du début de la campagne électorale, la grève générale fixée pour le 11 novembre et "un scénario de conflit social croissant en raison de la situation du logement".
Jupol parle d'une irresponsabilité extrême
Depuis l'organisation représentative de la Police Nationale, on considère comme d'une "gravité extrême" que ce manque d'ordres de service puisse obéir à une stratégie liée à des intérêts politiques. "On dirait qu'ils veulent que les rues brûlent", a souligné Jupol, alertant sur les conséquences possibles pour la sécurité des citoyens.
Le syndicat avertit que "priver les responsables policiers de l'information et des instructions nécessaires pour planifier leurs dispositifs compromet l'anticipation, la coordination et la capacité de réponse des unités chargées de garantir la sécurité des citoyens et l'ordre public", ce qui, à son avis, augmente inutilement le risque à un moment de forte tension sociale.