Le PSOE accuse le PP d'utiliser la douleur de Ceuta pour obtenir un avantage politique dans les manifestations.

Le PSOE accuse le PP de profiter des manifestations pour Ceuta afin d'attaquer le Gouvernement et dénonce la haine, les mensonges et les agressions envers les journalistes.

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Le PSOE a responsabilisé le Parti Populaire de vouloir uniquement "tirer un profit politique" et "attiser la crispation" avec les concentrations organisées ce mercredi à différents endroits d'Espagne en soutien à Ceuta, soulignant que "être avec Ceuta ce n'est pas utiliser sa douleur contre le Gouvernement".

Dans un communiqué, la direction socialiste soutient que "aujourd'hui nous avons de nouveau vérifié ce que nous savions tous et que le PP a voulu camoufler : ce n'étaient pas des concentrations de soutien à Ceuta, c'étaient des concentrations contre le Gouvernement, pleines d'insultes et de gestes fascistes. Quand une situation aussi grave est utilisée uniquement pour user le Gouvernement et son président, il est prouvé que ce qui importe le moins au PP est Ceuta et les Ceutis".

Le parti souligne que "être avec Ceuta ce n'est pas utiliser sa douleur contre le Gouvernement ni se mettre derrière une pancarte" mais "être là quand il a besoin d'aide", et rappelle que l'Exécutif "était hier, est aujourd'hui et sera demain, par des faits" : "Le Conseil des Ministres a approuvé mardi un plan d'urgence qui mobilise 309 millions d'euros en à peine quatre mois, l'équivalent de 16% du PIB annuel de Ceuta".

Selon les détails de la formation, "durant les sept dernières années, le Gouvernement a consacré 430 millions au renforcement et au financement des services publics et 70 millions supplémentaires aux infrastructures, en plus du Plan Intégré de Développement de 2022. Le Gouvernement gouverne : il apporte des ressources, coordonne les administrations et offre des solutions".

Face à cela, les socialistes se demandent "quelle a été la proposition du PP", et répondent que celle-ci se résume à "haine, haine et encore haine". Ils critiquent que "aucune solution au-delà de demander des élections et de manifester aux côtés de l'extrême droite, aux côtés de ceux qui en sont arrivés à demander 'chasser les migrants. Un par un. Pam, pam, pam'", reprochant que, selon eux, les 'populaires' ne proposent "pas une seule proposition".

Le communiqué ajoute que tout se réduit à "bruit, rumeurs et utilisation politique d'une situation qui exige une responsabilité qui leur dépasse. Feijóo dit être avec Ceuta, mais quand Ceuta a besoin de solidarité et qu'on demande aux communautés gouvernées par le PP de collaborer à l'accueil des mineurs, ils disent non".

De plus, le PSOE condamne "les attaques et les insultes subies par les professionnels des médias" durant les manifestations, rappelant que "attaquer la presse pour faire son travail est intolérable en démocratie, nous attendons une condamnation claire et sans nuances du Parti Populaire et de Feijóo".

Dans la même ligne, la secrétaire d'Organisation du PSOE, Rebeca Torró, a conclu qu'il y a eu "des agressions à des journalistes, des salutations nazies et des groupes ultras cagoulés. Le but du PP n'a jamais été de se solidariser avec Ceuta, mais d'attiser la crispation et de tirer un profit politique de la tragédie. La haine n'aide pas Ceuta. Aider Ceuta, c'est mettre des ressources, coordonner les administrations et offrir des solutions, comme l'a fait et continuera de faire le Gouvernement d'Espagne".

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