Sommer refuse de soutenir les retours des demandeurs d'asile avant que leurs dossiers ne soient résolus.

Sommer avertit le PSOE qu'il ne soutiendra pas les retours vers le Maroc de ceux qui ont demandé l'asile à Ceuta jusqu'à ce que leurs dossiers soient résolus.

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Sumar a transféré ce samedi au PSOE qu'il n'est pas disposé à soutenir des initiatives destinées à accélérer le retour au Maroc des immigrants qui ont accédé à Ceuta le mois dernier de juillet si ces mesures incluent l'expulsion de personnes qui ont demandé l'asile avant qu'il n'existe une résolution ferme sur chacun de leurs dossiers.

Ainsi l'a signalé le porte-parole adjoint de Sumar au Congrès, Enrique Santiago, en étant interrogé sur le contenu du décret-loi que, selon avance El País, le Gouvernement serait en train de préparer et qui incorporerait cette option.

Dans des déclarations faites lors de la fête annuelle du Parti Communiste d'Espagne (PCE), Santiago a reproché à son groupe parlementaire de n'avoir pas reçu d'informations de la part du partenaire majoritaire sur les détails de ce possible décret-loi, mais il a insisté sur le fait que, si finalement il voit le jour, il devra être validé au Congrès et Sumar ne soutiendra aucune initiative qui viole les Droits de l'Homme.

INCOMPATIBLE AVEC LA CONVENTION DE GENEVE

"Nous ne savons pas très bien quel est le contenu de ce décret, le PSOE ne nous l'a pas transmis, mais ce qui a été publié est clairement incompatible avec la Convention de Genève de l'année 1951 de protection des réfugiés", a souligné Santiago.

Dans cette ligne, il a rappelé que depuis des semaines sa formation garantit qu'elle donnera "tout le soutien pour renforcer les frontières, aucun soutien si ce renforcement des frontières est censé se faire en restreignant ou en éliminant les Droits de l'Homme".

De cette manière, il a insisté sur le fait que les personnes qui ont demandé l'asile ont le droit de rester en Espagne "tant que leur demande de protection internationale est en cours jusqu'à la fin", c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il existe un prononcé ferme des tribunaux de Justice. "Et là-dessus nous allons être très catégoriques", a-t-il ajouté.

IL FAUT RESPECTER LE DROIT D'ASILE

Pour sa part, la ministre de la Jeunesse et de l'Enfance, Sira Rigo, a indiqué qu'elle "sait qu'on travaille sur la question des délais" mais a souligné que, dans tous les cas, "il faut respecter la législation en vigueur qui protège les personnes demandeuses d'asile et, surtout, l'enfance migrante".

"Nous proposons à tout moment une sortie humanitaire et le respect du Droit International, des Droits de l'Homme et de la législation en vigueur et le droit d'asile est un droit reconnu et nous allons travailler pour qu'il soit respecté", a-t-elle garanti.