Le secrétaire général du groupe parlementaire de Vox au Congrès, José María Figaredo, a assuré ce jeudi que le PP refuse dans les communautés autonomes où ils gouvernent en coalition d'accepter la répartition des mineurs migrants provenant de Ceuta. En même temps, il a souligné qu'il ne voit pas de raisons de rompre avec les 'populaires', considérant que le scénario actuel n'est pas comparable à celui de 2024.
Figaredo a également fait allusion aux déclarations du secrétaire général du PP, Miguel Tellado, qui, selon lui, se montrait opposé à assumer le transfert de mineurs résultant de la crise migratoire dans la ville autonome. "Et, en fait, les conversations que nous avons eues dans les gouvernements montrent qu'ils vont s'opposer", a-t-il indiqué dans une interview sur 'Cuatro', recueillie par Europa Press.
Dans cette ligne, le dirigeant de Vox a souligné que "ils vont respecter la loi" qui, à son avis, établit que "les mineurs ne doivent pas être répartis", mais que "l'Espagne a une obligation internationale de renvoyer les mineurs avec leurs parents". À son avis, l'envoi de mineurs de Ceuta vers la péninsule ne fait que prolonger "le temps pour réaliser ce renvoi".
Selon ce qu'il a insisté, "Le Gouvernement sait parfaitement ce qu'il doit faire, c'est, ne pas les répartir", mais "les renvoyer déjà au Maroc". Interrogé sur la possibilité que Vox rompe les accords de gouvernement avec le PP dans les autonomies si finalement le transfert de mineurs est ordonné, il a qualifié ce scénario de "politique fiction" parce que "pour le moment, il n'y a pas d'ordre de répartition".
Renvoyer au Maroc et différences avec 2024
Figaredo a souligné que le contexte actuel n'est pas le même que celui de 2024, lorsque les conseillers du PP ont soutenu lors d'une conférence sectorielle avec le Gouvernement la répartition de 400 mineurs migrants non accompagnés, une décision qui a déclenché la rupture de plusieurs gouvernements autonomiques de coalition avec Vox.
Cette fois-ci, il a expliqué que "la répartition des mineurs est régie par un décret royal de 2025 dans lequel le Gouvernement a totalement assumé la décision de répartition", laissant de côté, comme il l'a dénoncé, "les séparatistes", en référence à la Catalogne et au Pays Basque. "La situation actuelle est différente", a-t-il souligné.
Pour cette raison, il a réitéré que les exécutifs autonomiques aux mains du PP et de Vox vont "se battre" pour "s'opposer totalement" à la répartition et essayer d'empêcher qu'elle se matérialise, convaincus que la réglementation soutient leur position. En même temps, il a indiqué qu'ils n'ont pas peur d'une éventuelle intervention du Parquet des mineurs.
Il a avancé que "Nous entreprendrons toutes les actions judiciaires qui s'imposent pour poursuivre ce gouvernement d'Espagne et pour qu'il paie pour tous les manquements qu'il commet à la loi, pour tous", réitérant que distribuer aux mineurs "n'est pas la seule alternative" et que la compétence revient exclusivement à l'Exécutif central. À son avis, l'Espagne doit procéder au retour des migrants 'ipso facto'. "Et s'ils ne le font pas, c'est parce qu'ils veulent précisément favoriser l'avalanche migratoire", a-t-il conclu.