L'Association Professionnelle pour un Statut Médical et Facultatif (APEMYF) a diffusé ce jeudi les résultats d'un sondage dans lequel il est constaté que 60 pour cent des médecins et facultatifs sont en faveur de convoquer une grève indéfinie pour exiger un Statut Cadre spécifique. Plus d'un quart des consultés se penche, de plus, pour une grève indéfinie de caractère intermittent qui augmente la pression de manière échelonnée.
Le sondage, auquel ont participé "des milliers" de médecins et facultatifs, reflète un "rejet majoritaire" des professionnels au Projet de Loi Cadre approuvé en Conseil des Ministres, en comprenant que la proposition ne répond pas aux principales revendications historiques du collectif ni ne reconnaît de manière adéquate la singularité de leur travail.
APEMYF souligne que le soutien à la création d'un Statut différencié pour les médecins et facultatifs est "pratiquement unanime", et que les sondés situent comme axes prioritaires une régulation spécifique des gardes, la journée de travail, les repos, la retraite, la reconnaissance professionnelle et les conditions de rémunération.
En ce qui concerne le début d'une éventuelle grève, 73 pour cent des participants se montrent favorables à commencer les mobilisations en octobre, bien que dans les réponses ouvertes "de nombreux" professionnels proposent même d'avancer le début des arrêts.
Ainsi, 94 pour cent des médecins et facultatifs déclarent être prêts à renoncer volontairement à réaliser des gardes, des modules, des doublages et d'autres activités extraordinaires. Le rapport souligne que cette renonciation aurait un impact organisationnel particulièrement significatif sur le système.
De l'analyse des contributions ouvertes, il ressort que les principales préoccupations tournent autour de la réforme du modèle actuel de gardes, l'amélioration de la journée et des repos, la préservation de l'unité de la profession et le renforcement des mobilisations pour impulser des changements structurels.
"Mandat clair" pour APEMYF et prochaines étapes
Depuis l'Association, ils interprètent les données du sondage comme un "mandat clair" du collectif pour intensifier la défense d'un Statut médical et facultatif propre, continuer à promouvoir la révision des conditions de travail des médecins et maintenir les mobilisations tant qu'il n'y a pas d'avancées tangibles dans la négociation.
APEMYF a avancé qu'elle transmettra ces conclusions lors de la réunion prévue pour la première semaine de septembre, au cours de laquelle les organisations intégrées dans le regroupement se rencontreront avec le reste des membres du Comité de Grève au niveau national. Le mercredi 9 septembre, l'Union Médicale et Facultative (UMYF) communiquera le résultat de cette rencontre et détaillera le calendrier des mobilisations prévu.