Le délégué du Gouvernement en Castille-et-León, Nicanor Sen, a averti ce vendredi que les incendies qui restent actifs dans la province d'Ávila et dans la Communauté de Madrid sont très proches de converger. "Il ne reste plus beaucoup de temps avant qu'il ne se rejoigne avec celui de Madrid", a-t-il affirmé après la réunion du Centre de Coordination Opérationnelle Intégré (Cecopi).
Sen, qui a comparu aux côtés du président de la Junta de Castille-et-León, Alfonso Fernández Mañueco, a reconnu l'inquiétude des autorités concernant l'évolution du feu et a signalé qu'une union des deux incendies représenterait "une très mauvaise nouvelle".
Les prochaines heures seront décisives
Le délégué du Gouvernement a averti que les prochaines heures s'annoncent "difficiles et compliquées" en raison des conditions météorologiques défavorables. En plus des températures élevées, il a expliqué que des rafales de vent pourraient dépasser les 50 kilomètres par heure, un facteur qui peut favoriser l'avancée des flammes.
Parmi les priorités de l'opération figure d'éviter que l'incendie d'Ávila, dont le périmètre atteint déjà 71 kilomètres, avance vers la Vallée du Tiétar et, en même temps, d'empêcher qu'il ne se rejoigne avec le feu déclaré dans la Communauté de Madrid.
Plus de 1.500 évacués et risque pour des milliers de personnes
L'incendie de Burgohondo, l'un des plus graves, a déjà calciné près de 9.000 hectares et a obligé à évacuer plus de 1.500 personnes. À ce bilan s'ajoutera l'évacuation d'environ une centaine de voisins des environs de Cebreros.
Sen a souligné que dans les travaux d'extinction participent de nombreux moyens du Gouvernement, de plusieurs communautés autonomes et qu'un soutien de l'Union Européenne pourrait même être incorporé si nécessaire.
Appel à la population
Le délégué du Gouvernement a demandé aux citoyens de respecter les indications des autorités et de collaborer avec les dispositifs d'urgence.
"On ne peut pas perdre de temps à discuter", a-t-il souligné, avant d'avertir que la situation représente "un risque très important pour des dizaines de milliers de personnes".