COAG urge l'UE à revoir la Directive sur les Nitrates pour promouvoir les engrais organiques locaux

COAG réclame à Bruxelles de revoir la Directive Nitrates pour augmenter les limites d'application et promouvoir les engrais organiques locaux avec des garanties environnementales.

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La Coordinadora des Organisations d'Agriculteurs et d'Éleveurs (COAG) a exhorté la Commission Européenne à revoir et à mettre à jour la Directive Nitrates afin de favoriser une plus grande utilisation d'engrais organiques de proximité et de réduire la dépendance aux intrants externes, selon ce qui a été indiqué dans une note d'information.

La Commission Européenne a récemment publié l'évaluation de la Directive 91/676/CEE (connue sous le nom de Directive Nitrates), dans laquelle elle conclut qu'il faut maintenir le plafond actuel de 170 kilos d'azote par hectare provenant de fumiers d'élevage.

Depuis COAG, on apprécie le travail technique élaboré par Bruxelles, mais on considère que cette analyse représente une "opportunité manquée" pour ajuster le cadre légal à la réalité agricole, aux avancées technologiques et au contexte climatique prévu pour 2026.

"Nous partageons pleinement l'objectif de protéger la qualité des eaux et de réduire la pollution par les nitrates. Cependant, maintenir inchangé une limite fixée il y a plus de trente ans ignore les avancées importantes réalisées en gestion des fumiers, agriculture de précision, traitement des fumiers, digestion anaérobie, valorisation du digestat et systèmes de surveillance des nutriments", a argumenté le responsable de l'Élevage de COAG, Jaume Bernis.

Dans ce contexte, l'organisation agricole propose d'ouvrir un processus de révision de la norme qui permette d'élever le seuil jusqu'à 230 ou 250 kg d'azote par hectare dans les exploitations et zones capables de justifier, par des critères scientifiques et des contrôles objectifs, un équilibre entre les apports d'azote et les besoins réels des cultures, l'absence d'affections aux masses d'eau et l'existence de plans de fertilisation basés sur des analyses de sol et de cultures.

COAG souligne que plusieurs États membres ont déjà obtenu ce type d'exceptions ces dernières années. L'Irlande, par exemple, a pu appliquer jusqu'à 250 kg N/ha dans certaines exploitations laitières, tandis que d'autres pays comme les Pays-Bas, la Belgique (Flandre) ou le Danemark ont bénéficié de différents régimes de dérogation ou d'autorisations spécifiques, adaptés aux caractéristiques de leurs modèles de production et aux garanties environnementales offertes.

"Cette proposition permettrait de mieux tirer parti d'une ressource fertilisante d'origine organique, de réduire la dépendance aux engrais minéraux importés, dont le prix et la disponibilité sont affectés par la volatilité internationale, et d'avancer vers une économie circulaire plus efficace et une réduction des ressources fossiles", a affirmé le responsable de l'Élevage de l'Exécutif de COAG.

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