La fin d'un contrat de location n'implique pas toujours que le locataire doive quitter le logement. En Espagne, la Loi sur les baux urbains (LAU) prévoit différentes prolongations de location qui, dans certaines circonstances, permettent de prolonger la durée du contrat pendant plusieurs années.
Ces prolongations peuvent s'appliquer automatiquement, dépendre de la volonté des parties ou être liées à des situations spéciales, comme la vulnérabilité économique du locataire ou l'emplacement du bien dans une zone de marché résidentiel tendu.
Avec l'entrée en vigueur de la Loi sur le droit au logement et les modifications successives de la réglementation sur les loyers, les doutes sur la durée réelle des contrats se sont multipliés. De nombreux propriétaires ignorent quand ils peuvent récupérer leur logement et de nombreux locataires ignorent que la loi leur reconnaît le droit de rester dans celui-ci plus longtemps que ce qui avait été initialement convenu.
Que sont les prolongations de location
Les prolongations de location sont les mécanismes légaux qui permettent qu'un contrat de location continue d'être en vigueur une fois le délai initialement convenu expiré entre propriétaire et locataire.
Dans la pratique, la plupart des contrats de logement habituel ne se terminent pas lorsque le premier an expire, mais continuent à être prolongés jusqu'à atteindre la durée minimale établie par la législation.
Toutes les prolongations ne fonctionnent pas de la même manière. Certaines se produisent automatiquement par impératif légal, tandis que d'autres nécessitent que le locataire les demande expressément ou qu'aucune des parties n'exprime son intention de mettre fin au contrat.
La prolongation obligatoire : jusqu'à cinq ou sept ans
La première protection établie par la Loi sur les baux urbains est la dite prolongation obligatoire.
Bien que le propriétaire et le locataire aient signé un contrat d'un an, le locataire peut continuer à vivre dans le logement jusqu'à ce que le délai minimum prévu par la loi soit atteint.
Actuellement, cette période est de : Cinq ans, lorsque le propriétaire est une personne physique. Sept ans, lorsque le bailleur est une entreprise ou une personne morale.
Pendant ce temps, le propriétaire ne peut pas mettre fin au contrat simplement parce que le délai initialement signé a expiré.
La seule exception prévue est qu'il ait besoin de récupérer le logement pour le convertir en sa résidence habituelle ou celle de certains membres de la famille, à condition que les exigences établies par la loi soient respectées.
Que se passe-t-il lorsque les cinq ou sept ans se terminent
Une fois la période minimale obligatoire terminée, le contrat ne se termine pas nécessairement.
Si aucune des parties ne communique dans les délais légaux son intention de mettre fin à la location, entre en vigueur la dite prolongation tacite.
Celle-ci permet que le contrat continue à être renouvelé par annuités jusqu'à un maximum de trois années supplémentaires.
En conséquence, un loyer de résidence habituelle peut atteindre habituellement : Huit ans, lorsque le propriétaire est une personne physique. Dix ans, lorsque le bailleur est une entreprise.
Les nouvelles prolongations extraordinaires
La législation en vigueur prévoit également des prolongations extraordinaires pour certains cas.
Une d'elles protège les locataires en situation de vulnérabilité économique et sociale. Dans ces cas, une prolongation extraordinaire d'un an peut être demandée lorsque les prolongations ordinaires prévues par la Loi sur les Baux Urbains prennent fin.
D'autre part, la Loi sur le Logement a introduit une nouvelle prolongation spécifique pour les logements situés dans des zones de marché résidentiel tendu.
Lorsque les conditions légales sont réunies, le locataire peut demander une prolongation du contrat pendant un maximum de trois années supplémentaires en maintenant, de manière générale, les mêmes conditions de location.
Le propriétaire peut-il refuser ?
Ça dépend du type de prolongation. Pendant la prolongation obligatoire et la prolongation tacite, la marge d'action du propriétaire est très réduite.
Dans les prolongations extraordinaires, il existe également des cas où le bailleur est obligé de les accepter, notamment lorsqu'il a la considération légale de grand détenteur.
Cependant, il existe des exceptions. Par exemple, lorsque le propriétaire a besoin de récupérer le logement pour y résider ou lorsque les deux parties conviennent volontairement de signer un nouveau contrat.
Le loyer peut-il augmenter pendant une prolongation ?
Oui, mais pas de n'importe quelle manière. La prolongation du contrat ne signifie pas que le loyer reste gelé.
Le loyer peut être mis à jour si le contrat inclut une clause de révision et toujours en respectant les limites légales en vigueur à chaque moment.
Ce que le propriétaire ne peut pas faire, c'est utiliser la prolongation pour modifier unilatéralement d'autres conditions du contrat ou exiger une nouvelle négociation simplement parce que le délai initial a expiré.
Quelle est la différence entre une prolongation et un nouveau contrat ?
C'est l'un des doutes les plus fréquents. Lorsqu'il existe une prolongation, le même contrat reste en vigueur, avec les mêmes droits et obligations pour les deux parties.
En revanche, un nouveau contrat implique l'extinction de l'ancien et le début d'une relation juridique complètement différente, avec de nouvelles conditions qui devront respecter les limites établies par la législation en vigueur.
Cette différence est particulièrement importante dans les municipalités déclarées zones tendues, où la réglementation limite la possibilité d'augmenter le prix du loyer lors de la signature de nouveaux contrats.
La vente du logement n'élimine pas les prolongations
Une autre erreur courante consiste à penser que vendre un logement permet de mettre fin automatiquement au contrat de location. La législation protège le locataire pendant les périodes de prolongation prévues par la Loi sur les baux urbains.
Par conséquent, la vente du bien immobilier n'implique pas nécessairement que le nouveau propriétaire puisse exiger l'expulsion immédiate du locataire. Tout dépendra des circonstances concrètes du contrat et du moment où la transmission du logement a lieu.
Que doivent faire les propriétaires et les locataires avant l'expiration du contrat
Lorsque la date de fin de la location approche, il est conseillé de revoir attentivement le contrat et de vérifier : la date exacte de signature ; si le propriétaire est une personne physique ou morale ; les prolongations déjà bénéficiées ; les délais de préavis ; si le logement se trouve dans une zone tendue ; si des circonstances de vulnérabilité permettent de demander une prolongation extraordinaire.
Une simple différence de quelques jours dans l'envoi du préavis peut déterminer si le contrat est automatiquement prolongé d'une autre année.
Types de prolongations de location
| Type de prolongation | Durée maximale | Comment cela s'applique-t-il ? |
|---|---|---|
| Prolongation obligatoire | Jusqu'à 5 ou 7 ans | Automatique par la loi |
| Prolongation tacite | Jusqu'à 3 ans | Si aucune partie ne communique la fin |
| Prolongation extraordinaire pour vulnérabilité | 1 an | Doit être demandée par le locataire |
| Prolongation extraordinaire en zone tendue | Jusqu'à 3 ans | Doit être demandée par le locataire |