Bank of America signale CaixaBank et Santander comme ses favoris en Bourse avec un potentiel allant jusqu'à 27%

Bank of America parie sur CaixaBank et Santander comme ses valeurs préférées dans la banque espagnole, avec des potentiels de revalorisation allant jusqu'à 27 %.

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Les principales entités financières espagnoles affrontent la dernière partie de l'année dans un environnement opérationnel qui pointe vers de nouveaux sommets de bénéfices, bien qu'avec un scénario boursier exigeant. Dans ce contexte, CaixaBank et Banco Santander se consolident comme les paris préférés de Bank of America (BofA) au sein de la banque nationale, étant les banques avec la plus grande marge de hausse sur le parquet, avec des potentiels proches de 27 % et 22 %, respectivement.

Dans un rapport récent sur la banque espagnole, la firme américaine situe le prix cible de CaixaBank à 14,20 euros, contre 11,195 euros auxquels elle cotise actuellement. Les spécialistes de Bank of America valorisent la force de son activité bancaire et d'assurance sur le marché espagnol.

"CaixaBank est le 'champion national' d'Espagne, avec une solide franchise de dépôts et une part de marché de 30 % dans l'épargne. Bien que la banque reste sensible aux taux d'intérêt, la couverture structurelle lui confère un effet de levier sur la partie longue de la courbe. Nous considérons que les flux de revenus par commissions demeurent un avantage concurrentiel clé, avec des tendances solides dans la gestion de patrimoine", argumentent les auteurs de l'analyse.

Quant à Banco Santander, BofA lui attribue un prix cible de 14,00 euros par titre, contre 11,51 euros auxquels il se négocie en Bourse, s'appuyant sur la diversification géographique de son activité en Espagne, au Royaume-Uni, aux États-Unis (EEUU), au Mexique et au Brésil.

Cependant, les analystes de l'entité nord-américaine avertissent que des taux d'intérêt élevés pendant plus longtemps aux États-Unis, un durcissement réglementaire dans le financement des automobiles au Royaume-Uni et le bruit dérivé de l'hyperinflation en Argentine se profilent comme les principaux "risques à la baisse".

Le rapport de Bank of America place BBVA en troisième position par potentiel en Bourse. Avec un prix sur le marché de 22,23 euros par action, l'objectif de 25,50 euros fixé par la maison d'investissement implique pour la banque basque une marge de revalorisation proche de 14,7 %.

Pourtant, la firme identifie comme facteurs de pression les nouveaux tarifs au Mexique, une possible dépréciation intense du peso mexicain et l'exposition à la Turquie. "La principale divergence (delta) par rapport au consensus se trouve en Turquie, où les tendances macroéconomiques actuelles affectent notre thèse d'investissement. Étant donné la visibilité limitée sur les scénarios possibles dans ce pays, nous prévoyons que la valorisation reste dans une fourchette étroite", justifie.

En arrière-plan se situe Banco Sabadell. Pour l'entité vallesane, les experts de BofA fixent un prix cible de 3,8 euros par action, ce qui par rapport aux 3,45 euros actuels représente un 'upside' de 10%. "L'activité de Sabadell est orientée vers une meilleure activité économique en Espagne, avec une combinaison d'affaires inclinée vers les 'pymes' --petites et moyennes entreprises--. Cependant, les attentes de BPA --bénéfice par action-- ont été réajustées à la baisse, et il est crucial d'évaluer si le compte de résultats a déjà touché le fond", alertent les économistes dans l'étude.

BANKINTER ET UNICAJA, À LA TRAÎNE DU RANKING DE BofA

Dans le cas de Bankinter, l'entité américaine adopte une vision clairement plus conservatrice. Pour la banque orange, qui cote autour de 14,005 euros par action, BofA fixe un prix cible de 14,4 euros, ce qui se traduit par un potentiel haussier limité, de 2,8%.

La banque présidée par Gloria Ortiz a été la première à communiquer ses résultats du troisième trimestre et, malgré un bénéfice de 901 millions d'euros jusqu'en septembre, soit 11% de plus, le marché a pénalisé la valeur avec une chute de 7,5% lors de la séance de ce jeudi.

"Elle combine certains vents contraires avec des zones de croissance (assurances et moyens de paiement). Nous croyons que le marché éliminera progressivement la prime de valorisation résiduelle par rapport à ses concurrents, car elle n'est pas justifiée", allèguent les experts.

Enfin, la firme américaine accorde à Unicaja un prix cible de 3,00 euros par action. Avec une cotation autour de 3,098 euros, la banque se situe environ 3% au-dessus de la valorisation de BofA, de sorte que, selon ses calculs, elle n'offre pas de potentiel supplémentaire.

"Unicaja cote actuellement à un multiple de bénéfices par action (PER) d'environ 12 fois, ce qui représente une prime de 30 % par rapport aux banques européennes. Cela se produit malgré une croissance inférieure à la moyenne en volumes, une sensibilité moindre aux taux d'intérêt et un dynamisme du BPA plus lent par rapport à ses concurrents", allègue le document.

Dans le chapitre des recommandations, CaixaBank figure comme la seule entité espagnole pour laquelle Bank of America émet un conseil clair d'"Acheter", soutenu par son leadership en dépôts, commissions et la marge pour de nouveaux rachats d'actions.

Pour le reste du secteur, la maison d'analyse opte pour une approche plus modérée : elle attribue une recommandation "Neutre" à Banco Santander, BBVA et Banco Sabadell, tandis qu'elle accorde un conseil de "Rendement inférieur au marché" ("Underperform") tant à Bankinter qu'à Unicaja.