L'Ibex 35 de la Bourse de Madrid enregistrait à la mi-séance de ce mercredi une hausse de 0,26%, ce qui lui permettait de se placer à 20.109 points. Ce rebond se produisait dans un contexte de baisse du prix du pétrole Brent, référence en Europe, jusqu'à 85,83 dollars le baril, et avec les investisseurs très attentifs aux résultats du fabricant américain de puces Nvidia.
Tout au long de la journée, les marchés restent très attentifs à la situation au Moyen-Orient après l'offensive économique contre l'Iran lancée par les États-Unis et à l'accord que tentent de conclure la République islamique et Oman pour garantir une réouverture sécurisée du détroit d'Ormuz.
Le ministre des Affaires étrangères omanais, Badr al Busaidi, a rencontré hier à Téhéran son homologue iranien, Abbas Araqchi, pour aborder "un plan par phases" destiné à la reprise "sécurisée" de la navigation à Ormuz lors de sa visite officielle dans le pays.
Le schéma de négociation proposé prévoit la création d'un corridor maritime commun et provisoire à travers le détroit d'Ormuz, ainsi qu'un pacte pour promouvoir un projet coordonné de déminage de la zone.
Cependant, les autorités iraniennes ont souligné que ce "plan par phases" convenu avec Oman pour gérer le transit par le détroit ne signifie pas "l'ouverture immédiate" de cette enclave stratégique, car son déblocage dépendra du respect des conditions fixées par Téhéran. Dans le cas contraire, ont-elles averti, cette route "restera fermée".
Qaribabadi a expliqué que le trajet d'entrée dans le golfe Persique se déroulera par des eaux iraniennes et celui de sortie par des eaux territoriales d'Oman. Néanmoins, il a précisé que "dans les deux cas, les navires traverseront des eaux iraniennes" dans une sorte de "autoroute aller-retour d'une largeur totale d'environ sept milles (environ onze kilomètres)".
Le vice-ministre a également souligné qu'il s'agit d'une voie "temporaire", car Téhéran et Mascate devront convenir dans un délai de 30 à 60 jours d'une nouvelle route ayant un caractère "permanent".
De plus, il a affirmé que "la route sud du détroit d'Ormuz sera fermée", en référence au corridor méridional sous contrôle des États-Unis, par lequel, selon deux fonctionnaires américains cités par le portail Axios, transitent 10 millions de barils de pétrole par jour. "C'est un accord. Oman accepte que cette route soit fermée, et la question sera communiquée à la Communauté internationale", a indiqué Qaribabadi.
En parallèle à l'augmentation de la tension avec Washington, le commandant de la Force de Défense Aérienne d'Iran, Amir Alireza Elhami, a souligné que les récents affrontements avec les États-Unis et Israël ont fourni à Téhéran "des expériences précieuses" en matière de "tactique" et de "production de systèmes", et a assuré que le pays sera prêt à les appliquer dans de futurs conflits.
Dans ce scénario, le prix du Brent chutait à l'ouverture des Bourses européennes de 3 %, atteignant 85,83 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI), référence aux États-Unis, reculait également de 3 %, atteignant 79,95 dollars le baril.
Dans le domaine macroéconomique, la session arrive avec peu de références en Europe et avec le regard tourné vers les États-Unis, qui diffusera le chiffre du PIB du deuxième trimestre et l'indicateur des prix que la Réserve Fédérale (Fed) utilise comme référence pour suivre l'évolution de l'inflation. Tout cela sera connu à la veille du début du sommet des banquiers centraux de Jackson Hole, qui commence demain jeudi et au cours duquel le président de la Fed, Kevin Warsh, interviendra vendredi pour ses débuts dans ce forum.
Les marchés attendent également avec grand intérêt les résultats de Nvidia, qui seront publiés aujourd'hui après la fermeture des places européennes.
En Espagne, l'Institut National de Statistique (INE) a diffusé à 9h00 les données sur les hypothèques sur logements correspondant à juin, qui ont augmenté de 10,8 % en glissement annuel, atteignant 45 907 prêts, leur chiffre le plus élevé pour ce mois au cours des 16 dernières années.
PLUS GRANDES HAUSSES ET BAISSES DE L'IBEX
Dans ce contexte, lors de la mi-séance de ce mercredi à la Bourse de Madrid, les avancées les plus marquantes au sein de l'Ibex 35 étaient celles d'ArcelorMittal (+3,41 %), Acerinox (+2,2 %), IAG (+1,71 %), Puig (+1,34 %) et Fluidra (+1,03 %). À l'opposé, les plus grandes corrections correspondaient à Ferrovial (-3,07 %), Indra (-1,28 %), Naturgy (-1,27 %), Repsol (-1,26 %) et Banco Sabadell (-1,06 %).
En même temps, les principales Bourses européennes évoluaient à 12h00 majoritairement en positif, sauf le FTSE 100 de Londres, qui reculait de 0,13 %. Le CAC 40 de Paris gagnait 0,44 % ; le DAX 30 de Francfort, 0,2 % ; et le Mib de Milan, 0,18 %.
Sur le marché des devises, l'euro cédait du terrain face au dollar jusqu'à se situer à 1,1666 "billets verts", tandis que dans la dette publique le rendement de l'obligation espagnole à dix ans remontait jusqu'à 3,648%, ce qui portait la prime de risque —différentiel par rapport à l'obligation allemande à dix ans— à 44,57 points de base.