L'Ibex 35 de la Bourse de Madrid commençait la séance de ce mercredi avec une avance de 0,27%, se situant à 20.109 points, après avoir enchaîné lors de la journée précédente un recul de 0,2% qui l'avait fait perdre le seuil des 20.100 unités.
Au cours de la journée, les investisseurs resteront très attentifs à la situation au Moyen-Orient après l'offensive économique des États-Unis contre l'Iran et à l'entente que tentent de conclure la République islamique et Oman pour garantir une réouverture sécurisée du détroit d'Ormuz.
Dans ce contexte diplomatique, le ministre des Affaires étrangères omanais, Badr al Busaidi, s'est réuni hier à Téhéran avec son homologue iranien, Abbas Araqchi, pour aborder "un plan par phases" destiné à la reprise "sécurisée" du trafic maritime à Ormuz.
Le schéma de dialogue proposé envisage la mise en place d'un corridor maritime commun et temporaire à travers le détroit, ainsi qu'un pacte pour développer un projet commun de déminage de la zone.
Cependant, les autorités iraniennes ont souligné que ce "plan par phases" convenu avec Oman pour organiser le transit par le détroit ne signifie pas l'"ouverture immédiate" de cette enclave stratégique, car son déblocage dépendra du respect des conditions fixées par Téhéran. Dans le cas contraire, ont-elles averti, cette route "restera fermée".
Qaribabadi a expliqué que l'accès au golfe Persique sera canalisé par des eaux iraniennes, tandis que la sortie se fera par des eaux territoriales d'Oman. Cependant, a-t-il précisé, "dans les deux cas, les navires traverseront des eaux iraniennes" dans une sorte de "autoroute aller-retour d'une largeur totale d'environ sept milles (environ onze kilomètres)".
Le vice-ministre a également précisé que ce corridor aura un caractère "temporaire", étant donné que Téhéran et Mascate devront convenir dans un délai de 30 à 60 jours d'une route "permanente".
En même temps, il a affirmé que "la route sud du détroit d'Ormuz sera fermée", en référence au corridor méridional sous contrôle des États-Unis, dont, selon ce qu'ont indiqué au portail Axios deux hauts responsables américains, dépendent environ 10 millions de barils par jour de brut. "C'est un accord. Oman accepte que cette route soit fermée, et la question sera communiquée à la Communauté Internationale", a souligné Qaribabadi.
En parallèle à ces tensions géopolitiques, le prix du baril de Brent, référence pour l'Europe, reculait de 2,2 % au début des places européennes, atteignant 86,6 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI), référence aux États-Unis (EEUU), se dépréciait de 2,5 %, jusqu'à 80,2 dollars par baril.
Sur le plan macroéconomique, la séance arrive avec peu de références en Europe et le focus mis sur les États-Unis, qui publiera le chiffre du PIB du deuxième trimestre et l'indicateur de prix que la Réserve fédérale (Fed) utilise comme guide pour suivre l'évolution de l'inflation, tout cela en prélude à la rencontre des banquiers centraux de Jackson Hole, qui commence demain jeudi et au cours de laquelle le vendredi interviendra le président de la Fed, Kevin Warsh, pour ses débuts dans ce forum.
Les marchés attendent également avec un intérêt particulier les résultats trimestriels du fabricant de puces américain Nvidia, qui seront publiés aujourd'hui après la fermeture des Bourses européennes.
Sur le plan national, l'Institut national de la statistique (INE) a diffusé à 9h00 les chiffres des hypothèques sur logements correspondant à juin, qui ont augmenté de 10,8 % par rapport à l'année précédente, atteignant 45.907 prêts, leur niveau le plus élevé pour ce mois depuis 16 ans.
PLUS GRANDES HAUSSES ET BAISSES DE L'IBEX À L'OUVERTURE
Dans ce contexte, dans les premières minutes de négociation à la Bourse de Madrid, les avancées les plus marquées au sein de l'Ibex 35 correspondaient à IAG (+1,36 %), ArcelorMittal (+1,05 %), BBVA (+0,73 %), Santander (+0,70 %) et Inditex, qui enregistrait une hausse de 0,69 %.
Du côté des baisses, les corrections les plus marquées au début de la séance étaient pour Ferrovial (-1 %), Repsol (-0,93 %), Naturgy (-0,47 %) et Acciona Energía, qui cédait 0,19 %.
D'autre part, les principales Bourses européennes commençaient la journée avec un comportement disparate. Paris et Milan augmentaient de 0,3 % et 0,2 %, respectivement, tandis que Francfort et Londres cédaient 0,1 % à 9h10.
Sur le marché des devises, l'euro reculait face au dollar, s'échangeant autour de 1,1669 "billets verts", et sur le marché de la dette, le rendement de l'obligation espagnole à dix ans se détendait jusqu'à 3,638 %.