Au moins 42 personnes ont été assassinées par le groupe criminel Viv Ansanm pendant la nuit de dimanche à lundi dans la commune de Kenscoff, située à l'est de Port-au-Prince, capitale d'Haïti, dans un nouvel épisode de l'escalade de violence protagonisée par les gangs dans le pays caribéen, selon le bilan le plus récent.
Un journaliste du portail Gazette Haiti a affirmé avoir compté 43 cadavres dans les rues de Kenscoff après que les attaquants ont tenté de prendre le contrôle du centre de la localité, ont mis le feu à des maisons et ont enlevé plusieurs personnes.
Dans la matinée de lundi, les corps criblés de balles restaient étendus sur la voie publique tandis que les forces de sécurité demeuraient déployées après avoir réussi à repousser l'offensive.
Le maire de la commune, Jean Masillon, a qualifié ce qui s'est passé de véritable "massacre". De plus, dans des déclarations à l'agence AlterPresse, il a indiqué que les autorités locales sont "en train de réaliser le constat judiciaire avec la justice pour retirer les cadavres".
La situation de sécurité en Haïti continue d'être désastreuse cinq ans après l'assassinat de l'ancien président Jovenel Moise en 2021.
Selon le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), au premier trimestre de l'année (janvier-mars 2026), la violence a provoqué au moins 1.642 morts et 745 blessés, dans un contexte de massacres comme celui enregistré entre le 29 et le 31 mars dans 16 localités de la Basse Artibonite, où 83 personnes ont été assassinées en à peine 72 heures.