Le BNG dénonce que la Xunta gaspille 2,1 millions en meubles pour San Caetano et réclame des clarifications.

Le BNG accuse la Xunta de dépenser 2,1 millions en mobilier haut de gamme pour San Caetano et amène le contrat au Parlement pour exiger des explications.

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Le Bloc Nationaliste Galicien a dénoncé que la Xunta de Galice a "gaspillé" 2,1 millions d'euros dans l'achat de mobilier de bureau pour le complexe administratif de San Caetano et a présenté plusieurs initiatives au Parlement afin d'obtenir des explications détaillées sur cette opération.

Le député nationaliste Iago Tabarés a censuré que "Depuis le BNG, nous demandons des explications face à un nouveau gaspillage qui, malheureusement, n'est ni le plus grave ni le dernier, mais qui met en évidence les priorités et la mauvaise gestion de ce désordre du PP".

Selon ce qu'a expliqué le parlementaire, l'Exécutif d'Alfonso Rueda a mis en concurrence la fourniture de mobilier pour les nouveaux locaux de San Caetano par le biais d'un contrat structuré en huit lots différenciés : bureaux et salles de réunion, bureaux généraux, chaises ergonomiques et de confident, canapés pour zones d'attente, salle d'allaitement et espaces de repos, bancs et vestiaires, en plus des archives et accessoires.

Le BNG avance qu'il réclamera au PP des explications sur la proportionnalité et l'efficacité de cette dépense. À partir des informations recueillies dans les cahiers des charges, il souligne que deux des huit lots concentrent 65,6 % du budget global : celui destiné aux bureaux généraux, avec 607.520 euros, et celui relatif aux chaises, avec 540.950 euros.

Tabarés souligne également des prix unitaires qu'il considère exorbitants pour un équipement fonctionnel standard : 450 euros par chaque chaise ergonomique de bureau général (610 unités), 400 euros par chaise de confident (474 unités), 260 euros par chaque caisson à roulettes (521 unités), 75 euros "pour une simple corbeille individuelle" (610 unités) et 180 euros par porte-manteau métallique sur pied (166 unités).

Le député oppose ces chiffres à la politique de travail et sociale du Gouvernement galicien : "Un PP qui nie aux travailleurs publics la récupération du pouvoir d'achat perdu pendant des décennies, qui s'oppose à l'augmentation du SMI, qui continue la dégradation de la santé publique et qui maintient plus d'une centaine de municipalités galiciennes sans pédiatre, qui réduit le personnel dans la justice et l'éducation, ou qui maintient dans la précarité le personnel du service d'aide à domicile, considère raisonnable de dépenser plus de 1.000 euros pour une chaise de direction ou un porte-parapluie, ou plus de 90.000 euros pour des corbeilles de bureau", affirme-t-il, soulignant qu'il s'agit de montants supérieurs au salaire mensuel de nombreux employés.

L'initiative du BNG remet également en question les spécifications techniques fixées dans le cahier des charges, qui, à son avis, exigent des matériaux et des finitions propres à des meubles de gamme haute pour des éléments d'usage quotidien et non représentatif. Elle cite, entre autres exemples, l'utilisation de cuir naturel dans des chaises qui ne se limitent pas au bureau de direction, de l'aluminium injecté dans presque toutes les tables, des plans de travail en aggloméré de quartz et en acier inoxydable pensés pour des environnements marins ou de haute corrosion dans les vestiaires, alors que, selon elle, la norme habituelle serait suffisante et beaucoup moins chère.

Le Bloc souligne également la prévision d'installer 21 cabines acoustiques de quatre places pour les zones d'attente, avec un budget de 106.050 euros.

Iago Tabarés soutient, en outre, que dans ce contrat, on recourt à un système d'attribution qui "limite la concurrence, en exigeant des exigences et des délais que peu de petites et moyennes entreprises pourront respecter".

Face à cette approche, le BNG propose des alternatives qu'il considère plus efficaces : standardiser les spécifications en fonction de l'utilisation réelle de chaque pièce, réduire l'utilisation de matériaux de haute gamme dans des pièces sans valeur représentative et réutiliser ou rénover le mobilier déjà disponible dès que cela est viable.

De plus, il souligne que recourir à des accords-cadres ou à des contrats centralisés permettrait de tirer parti des économies d'échelle et de réduire les coûts, au lieu d'opter pour des appels d'offres isolés bâtiment par bâtiment.

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