L'exécutif israélien et l'envoyé des États-Unis pour la Syrie, Tom Barrack, ont maintenu un fort désaccord concernant le statut du plateau du Golan. Barrack a accusé Israël d'enfreindre le droit international avec l'occupation de ce territoire, une position qui, selon le ministère des Affaires étrangères israélien, contredit frontalement la reconnaissance officielle accordée par Washington à la souveraineté d'Israël sur la zone.
Lors d'une conversation avec l'influenceur politique Mario Nawfal, Barrack, qui exerce également comme ambassadeur des États-Unis en Turquie, a affirmé que "Israël continue d'occuper le plateau du Golan contre les résolutions de l'ONU et tout l'ordre international, qui considère que le plateau du Golan est syrien".
En réponse, le ministre de la Défense israélien, Israel Katz, a attaqué les propos de l'envoyé américain, affirmant que ses commentaires "sont pleins d'inexactitudes et contredisent la propre position de Trump sur le plateau du Golan".
Il convient de rappeler que Trump, lors de son premier mandat en 2019, a signé la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan. Le gouvernement syrien, alors sous la direction du président Bachar al-Assad, a rejeté catégoriquement la décision de Washington, qu'il a qualifiée d'"attaque flagrante" contre la souveraineté et l'intégrité territoriale syriennes.